|
Avant l'ouverture du procès, le
5 octobre 2007
Colmar, juin 2006:
En plein procès du crash du mont sainte Odile éclate la
crise chez Airbus. Un an plus tard et alors que va
s’ouvrir le procès en Appel, une nouvelle crise éclate
chez l’avionneur, plus dévastatrice encore pour son
image.
Seul côté positif pour Airbus, le premier
A380 est livré ces jours-ci à Singapore Airlines. Est-ce
un signe de renouveau ou un simple épisode industriel ?
L’avenir le dira.
En marge de l'enquête sur les délits
d'initiés, dans les prochains temps, une partie des
regards sera tourné vers Colmar où le 16 octobre vont
s’ouvrir des débats durant 6 semaines.
Personne n’imagine une seconde, bien sûr,
que ce second passage devant un prétoire se soldera
comme le premier par l’impossibilité de conclure aux
causes du crash. Cette fois, il faudra savoir et
trancher, même s’il le faut passer au second degré de
l’interrogatoire pour toutes les questions superbement
ignorées l’an passé.
Ne voulant fâcher ni les victimes, ni
Airbus, ni l’administration de tutelle, les débats
s’étaient souvent arrêtés, le crayon en l’air, au moment
crucial.
Du côté de certains protagonistes, la
technique parfaitement rodée de noyer l’essentiel au
milieu d’anecdotes inutiles avait permis d’éviter de
poursuivre sur d’autres pistes et de creuser des
hypothèses et des aspects déjà ignorées par
l’instruction.
Avec 14 années d’instruction, la
justice a pris son temps. Peut-on en dire autant du
rythme des essais lors de la mise en ligne de l’A320 ?
Car un avion qui se plante, c’est bien
évidemment un équipage aux commandes, guidé par un
contrôleur et exploité par une compagnie, mais c’est
aussi une équipe d’ingénieurs qui a conçu, mis au point
et…testé un système au préalable afin qu’il fonctionne
sans erreurs.
Depuis l’idée première, l’épure au
crayon, jusqu’à l’accident, c’est bien une longue suite
ininterrompue de responsabilités.
Et toutes bien sûr ont un rôle dans la
chaîne, aussi petit soit-il. |