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5 octobre 2005
Concorde: mise en examen
Lors du procès du crash de Habsheim, les
victimes ont toujours dénoncé l'absence devant un tribunal des autorités
aéronautiques administratives et des industriels concernés par l'A320 et ses
systèmes. On croit encore entendre encore certains responsables d'alors
dire: "Si ce n'est pas l'avion, c'est le pilote, et comme ça ne peut pas
être l'avion....". Et lorsqu'on parlait d'erreur humaine, elle se limitait
automatiquement et seulement à l'équipage. Tous les autres protagonistes
faisaient corps face aux enquêteurs et les portes se fermaient pour protéger
le système. Il semble aujourd'hui que certaines pratiques ont changé.
Dans l'enquête sur l'accident du Concorde, la
Justice recherche TOUTES les erreurs humaines, dans tous les domaines et
entend reconstituer la chaîne amenant à l'accident. C'est une très bonne
chose, la meilleure même pour la recherche de la vérité et les victimes ne
peuvent que soutenir ardemment pareille démarche. Qu'elle ne reste surtout
pas un feu de paille!
Il y a bien sûr comme un vent de révolte dans
"les milieux aéronautiques"pour protéger les "acteurs". Peut-être
voudraient-ils faire leur ces phrases restées célèbres lors du procès du
"Comet"
après plusieurs accidents mortels: "Pour construire cette machine, nous
avions conscience des dangers à l'affût dans l'ombre. Si nous avons du
donner des otages au destin, je ne peux pas croire que ce tribunal nous censurera pour avoir osé". |
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23 octobre 2005
Crash du "Concorde"
(suite)
Selon une dépêche de l'AFP, Maître Soulez-Larivière, l'avocat des grands
commis de l'État, s'insurge contre la mise en cause par le juge
d'instruction d'un ancien ingénieur de la DGAC.
"Cette mise en examen n'est pas raisonnable [...] C'est une culture
française absurde qui ne comprend pas le fonctionnement de ce type d'affaire
où il n'y a pas de risque zéro" affirme l'avocat.
Tiens donc! Mais alors, c'est l'affaire de
Habsheim qui doit servir de modèle, peut-être ? Là, il est vrai, aucun
responsable de l'aéronautique française n'avait été inquiété. |
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30 octobre 2005
Crash du Concorde
(suite)
Encore une mise en examen d'un responsable de
la DGAC. La justice ne chôme pas et n'hésite pas à taper à la tête, malgré
les hoquets répétés de l'avocat des "grandes causes" qui parle à présent de
"folie française", rien de moins, pour qualifier l'action d'un juge qui ose
demander des comptes aux responsables.
Et puis, on retrouve les mêmes dans les
affaires du Mont Ste Odile et du Concorde, 17 ans après les avoir déjà
rencontrés dans celle de Habsheim. Est-ce qu'on s'était tellement trompé à
l'époque quand nous voulions les voir rendre des comptes ? MM Spinetta,
Gourgeon, Frantzen, Ziegler entre autres avaient déjà investi les postes
importants du milieu aéronautique français en 1988. Pour mieux comprendre
rétrospectivement l'affaire de Habsheim, nous allons suivre dans le détail
sur ce site le développement de l'instruction des deux autres accidents.
Déjà, voici un texte très intéressant à lire:
http://jonathan.blog.lemonde.fr/
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11 janvier 2006
Passagers! Attention aux
retards
La Cour Européenne de justice confirme
l’obligation pour les compagnies aériennes d’indemniser les passagers pour
cause de retard.
Ouais ! Mais nulle part ailleurs n’existent
autant de causes diverses de retard que dans le transport aérien. En vol, au
sol, les chaînes sont multiples et chacune peut empêcher l’avion de partir à
l’heure.
Alors faire payer uniquement les compagnies
aériennes qui ne manqueront pas d’amortir ce coût sur leurs billet, ce me
semble trop facile et permet juste de trouver un coupable tout désigné,
presque le lampiste du bout de la chaîne !
La météo bien sûr, mais aussi les excès de
zèle des contrôleurs aériens, la gestion parfois hasardeuse des aéroports,
les sous-effectifs chroniques de services de contrôle ne seraient pour rien
dans les retards ?
Si les passagers doivent bien sûr être
protégés des abus des compagnies aériennes, les sanctions doivent aussi
toucher les véritables causes de ces retards sous peine de se retourner
contre ceux là même qu’elles sont censées protéger. |
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13 février 2006
La psychose sécuritaire
perdure
La psychose continue d'être présente chez les passagers, mais
l'irresponsabilité est de mise au sein des équipages. Plusieurs incidents
récents ont donné lieu à des retours ou à des déroutements sur des terrains
de secours, mais jamais ou presque, les équipages n'ont daigné informer les
"sacs de sable" de la cabine qui sont sûrement trop c... pour comprendre les
subtilités d'un avion! Et certains chroniqueurs, pas des journalistes
évidemment, y vont ensuite de leur couplet sur des sites pourtant dévolus au
transport aérien. "La piste était trop courte, mais l'avion s'est posé quand
même de justesse" et "durant 4 heures, le pilote a volé sans savoir où il
allait" ou encore " Les passagers ont été heureux que les freins ont bien
fonctionné...". Le délire est total et entretient un malaise préjudiciable à
tous, passagers, transporteurs et TO. A force d'être nul, qui va encore oser
prendre l'avion ? |
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16 mars 2006
Liste noire européenne
Plus que quelques jours avant la divulgation
de la liste noire des compagnies aériennes poubelles interdites dans les
pays membres de l'union européennes. Bien, mais attendons de découvrir, car
souvent, on a vu des montagnes accoucher d'une souris.
Et puis LA question qui brûle les lèvres: les
voyageurs européens qui continuent leur voyage dans un pays exotique et ils
sont légion, prennent ensuite quels avions de quelles compagnies? Car un
voyage, c'est bien un transport d'un bout à l'autre. La compagnie du pays X
interdite en Europe sera moins le moins autorisée à voler dans son propre
espace aérien, non ? Ou alors cela s'appelle de l'ingérence, ce qui est très
mal vu sur la planète terre. |
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21 décembre 2005
L'avion pakistanais se
trompe de piste
Un B737 de PIA (Pakistan International
Airlines) s'est posé sur une piste militaire au lieu de celle de l'aéroport
de Karachi. Pourtant guidé par les contrôleurs radar, la tour de contrôle,
et observé durant son approche, rien n'a alerté ni semblé bizarre au pilote
et aux contrôleurs.
L'excuse invoquée: le pilote de la compagnie
turque affrétée par PIA n'était pas familier de la zone et le contrôleur
était surchargé de travail.
Demain, si ça continue, il faudra peut-être
prévoir plusieurs visas sur son passeport selon les risques d'erreurs de
navigation et emmener shorts et moumoutes dans ses valises. |
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21 décembre
Au Nigéria toujours
Décidément, les deux accidents au Nigéria
donnent du grain à moudre aux autorités. Le 19 décembre, elles ont interdit
de vol les B737 les plus anciens ( séries 100 et 200). Il est vrai que des
modifications demandées par la FAA touchant à la sécurité et imposées depuis
juillet 2000 n'avaient jamais été effectuées. A cause des limitations
sonores, ces avions ne sont plus autorisés à voler en Europe et aux USA,
mais la plupart des compagnies africaines en ont racheté un grand nombre
pour un bon prix.
En France, si vous vendez une voiture
d'occasion en mauvais état, l'acquéreur peut vous poursuivre devant les
tribunaux. En aviation, rien de tel, des compagnies indélicates revendent
des poubelles volantes plutôt que de les livrer à la casse. Ce ne sont pas
les compagnies africaines qui sont en cause, mais les vendeurs criminels, y
compris certains ayant pignon sur rue. |
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15 décembre 2005
Après les accidents au
Nigéria
Au Nigéria, après le crash du DC9 de la
compagnie Sosoloso,
le second accident en 3 mois et 230 morts au total, le
Président Olusegun Obasanjo
a convoqué une réunion d’urgence avec tous les responsables
de l’aérien de son pays. Les caméras de la télévision nationale
retransmettaient les débats en direct. Au moment où un responsable de
l’aviation civile énumérait la liste des procédures, le Président a tapé du
poing sur la table en disant : «Ce que vous faites ne m'intéresse pas, si
vous le faisiez bien, nous ne serions pas ici».
Le Président a aussi ordonné au Ministre de
l'Aviation de se débarrasser de ses personnels incompétents ou corrompus.
Tous les téléspectateurs ont pu apprécier.
Il est vrai que tout ça se passe en Afrique. |
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13 décembre 2005
Un procès pour le Mt Ste
Odile
Ça y est, la justice vient de renvoyer devant
un tribunal 6 des 7 prévenus à qui le juge d'instruction reconnaît une ou
plusieurs fautes. Comme "on" attend du monde, le procès va se dérouler dans
les halls de la foire de Colmar spécialement aménagés. La durée est prévue
sur 2 mois à partir du 2 mai 2006. Ce qui reporte la fin des débats juste
avant le début des vacances.
Est-ce si judicieux d'avoir choisi les grands
halls de la foire ?
A raison de quelques après-midi par semaine,
les débats risquent de paraître longs. Alors, combien de journalistes, de
parents de victimes ou même de citoyens vont assister jusqu'au bout à un
procès sûrement très technique.
Au procès de Habsheim, on avait pu constater
que dans la salle, les rangs s'éclaircissaient au fil des jours et les
audiences n'avaient duré que 3 semaines.
Mais enfin, 14 ans après le drame, la justice
aura finalement rempli sa mission. |
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17 novembre 2005
Liste noire européenne
Le Parlement européen a décidé d'établir une
liste noire des transporteurs à risques. Toute compagnie interdite dans l'un
des pays de l'union le sera dans toute l'union. Les voyageurs auront
connaissance de cette liste et s'ils se trouvent malgré eux embarqués sur un
avion de la liste noire, ils pourront demander le remboursement de leur
billet, ... s'il n'ont pas d'accident, bien sûr.
Un beau progrès, bravo!
Il n'en reste pas moins qu'en cas de
défaillance de dernière minute d'un transporteur, certains TO risquent
d'être tentés de se rabattre sur "le disponible" afin de "sauver un coup". A
chacun de se montrer vigilent surtout perdu dans une contrée isolée de la
planète. Il faudra donc penser à emporter avec soi la liste noire pour
vérifier avec le logo peint sur la dérive avant d'embarquer. |
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18 août 2005
La sécurité
aérienne, un leurre ?
Quand un citoyen désire
partir en voyage, il s'adresse à un TO, une agence de voyage. C'est elle qui
cherche comment, propose quoi et fait signer le chèque qui va lier le
voyageur avec la filière organisée par l'agence: avion - hôtel - services.
Le voyageur payant n'a pas la possibilité de discerner avec qui il va
voyager car la plupart du temps il ne comprend rien au transport aérien, il
ne fait aucune différence entre un Antonov, un Airbus ou un Boeing. Il fait
confiance au professionnel du tourisme pour juger de la qualité du
transporteur.
Lorsqu'il s'agit d'un groupe,
une démarche similaire est entreprise vis à vis d'un organisateur de
voyageur qui va chercher quelle compagnie aérienne pourra effectuer la
prestation demandée: faire voler 50 à 200 passagers à une date fixe.
Dans tous les cas, l'agence
aura les pires scrupules à refuser un client plutôt que d'annuler un vol sur
de vagues soupçons sécuritaires. Business oblige certes, mais responsabilité
s'engage, label ou pas, d'accord ou pas.
Bien au dessus, alors
que l'on parle de liste noire, de label bleu ou arc en ciel, la question
reste la même pour messieurs les décideurs politiques: Qui va soupçonner
AVANT l'accident que tel transporteur est plus dangereux qu'un autre. De
part le monde, des milliers de passagers peuvent témoigner qu'il ont "frôlé"
la catastrophe dans des pays exotiques, ou moins exotiques d'ailleurs. Mais
comme l'accident n'a pas eu lieu, la justice ne s'est pas saisie de
l'affaire et aucune enquête n'existe. Seule la catastrophe alerte et permet
de désigner des coupables.
Ce ne peut être que la culture
aéronautique érigée en règle générale dans l'ensemble du monde du transport
aérien qui peut permettre la rigueur nécessaire. Tant que des "charlots"
pourront créer et faire tourner des compagnies avec la bénédiction des
autorités de tutelles des "pays amis", la sécurité arienne sera un leurre
malgré toutes les listes de toutes les couleurs.
PS: Avant le crash de Habsheim, ni Air
France, ni Air Inter, ni UTA, ni la DGAC, ni ni tant d'autres responsables
ne trouvaient à redire que des avions de transport civils fasse des
exhibitions dans les meetings aériens d'aéro-clubs, jusqu'au jour de
l'accident ! |
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24 août 2005
Des révélations pour le
"Concorde"
Enfin du nouveau pour l'accident du
"Concorde".
Les responsables aéronautiques, ceux qui
affirment toujours, la main sur le coeur, que les enquêtes-accidents
techniques sont urgentes, elles permettent entre autre de subtiliser les
enregistreurs, et servent à prévenir d'autres accidents identiques, avaient
"oublié" de prendre des mesures au moment des différents incidents
précédents du "Concorde". Depuis 1979, avaient été relevées 67 ruptures de pneus dont 24
ont entraîné des impacts sur la carlingue et 7 une rupture des réservoirs
. Aucune autorité, ni Air France, ni EADS, ni la DGAC n'avait
jugé bon de prendre la moindre mesure corrective.
Et nous ne sommes pas au pays des bananiers
ou des charters sous-développés.
PS: Aucune lamelle n'a jamais été trouvé sur
la piste pour les 66 autres ruptures de pneumatiques. En France, il est
vrai, on a toujours une explication franco-française. |
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23 août 2005
Attention, DANGER
La sécurité est en danger
Le danger dans le transport aérien ne vient
pas seulement des républiques bananières. Une des plus grandes compagnies
américaines, Northwest Airlines, menacée de faillite, vient de prendre des
mesures de survie. Parmi elles, la compagnie propose de réduire de
moitié ses effectifs de mécaniciens, en en licenciant 4500, pour les
remplacer par des intérimaires moins payés et ....moins qualifiés. Un
préavis de grève est déposé par les mécaniciens mais la compagnie "Northwest Airlines" est
confiante (!...), elle a anticipé le conflit social et assurera ses vols car
elle a déjà engagé 1500 intérimaires pour effectuer le travail des 4500
mécaniciens récalcitrants.
Résultat: 2 incidents déjà sur deux avions
avec des pneus qui explosent à l'atterrissage sur un B757 et un
conditionnement d'air en panne sur un DC9 qui a obligé l'avion à rentrer.
Heureusement, aucun passager n'a été blessé, mais la prochaine fois ?
Icare! Sont-ils devenus fous ? |
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26 août 2005
Sécurité aérienne: le faux calcul

Sécurité aérienne: le faux calcul
Il
est établit que le nombre de morts dans les accidents aériens est bien
moindre que ceux des accidents de la route. Et aussi que le nombre de
rescapés des crashs d'avions dépasse celui des victimes décédées. Ce sont
des éléments qu'il est bon de mettre à la connaissance du public au moment
où la psychose sécuritaire s'installe.
Mais il est temps aussi qu'on arrête de
truquer les chiffres en mettant en avant un nombre de passagers/
kilomètres transportés. Ou alors il faut faire pareil pour la route et
donner le même nombre de kilomètres/passagers. Difficile. Comme on ne peut
comparer que des choses comparables, le vrai calcul serait plutôt de donner
le temps passé à bord/passagers.
Un A320 avec 150 passagers qui vole durant 1
h et parcourt 600 km aurait ainsi 150 x 1 =150 et non pas 150 x 600 = 90
000. Le risque est bien proportionnel au temps durant lequel on y est
exposé, et cela indépendamment de la vitesse et du kilométrage. En voiture,
les mêmes 150 passagers mettraient 6h pour parcourir la distance et donc
seraient exposés 6 x plus longtemps, ce qui donnerait 150 x 6 = 900.
Les deux chiffres à prendre en considération
sont 150 et 900 et non pas 90 000. Ce rapport de 600 est totalement infondé
pour le calcul sécuritaire. Et ne parlons pas des liaisons internationales
où la différence est encore plus grande, même s'il faut raisonner par
équivalence puisqu'il n'y a pas d'autoroute Paris-New York. 8h de vol plutôt
que 6000 km, un rapport de 750.
Ce nouveau calcul, plus compliqué mais
toujours à l'avantage de l'avion, serait bien plus proche de la réalité.
D'un côté, le temps passé sur la route par tous les usagers du monde, de
l'autre le temps de vol de tous les passagers de tous les avions.
L'estimation pour l'utilisateur serait alors,
en passant une heure à bord d'un avion, je prends X fois moins de risques
qu'en passant une heure sur la route, embouteillages et vols supersoniques
compris.
Dans le graphique d'à côté, le chiffre de
0,005 est à multiplier par 600 (600km/h) et on obtient 3 |
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30 août 2005
L'âge des avions, un
leurre
Comme l'écrivent plusieurs médias, l'âge des
avions n'a qu'un rapport relatif avec la sécurité car pour une compagnie
aérienne l'équation est simple. On achète un avion ancien pas cher, mais
c'est l'entretien qui coûte plus ou alors on achète un avion neuf plus cher
et on économise sur l'entretien. C'est exactement comme pour les voitures.
Le hic, ce sont ceux qui veulent gagner sur les deux tableaux avec la
bénédiction de leurs autorités de tutelles peu regardantes. En
Grande-Bretagne ou en Allemagne où les compagnies charters sont florissantes
depuis les sixties car elles n'ont pas été assassinées par leurs tutelles
comme en France, cela fait longtemps qu'elles sont bonnes clientes de Boeing
ou d'Airbus. Souvent même, leurs avions sont plus récents que chez les
compagnies régulières. Un exemple parmi d'autres: Air France ou Lufthansa
ont encore dans leurs flottes des Boeing 747 ou 737 de plus de 20 ans d'âge,
certes un peu décrépis, mais parfaitement entretenus et cela ne pose aucun
problème sinon en terme d'équipements ludiques. Comme nous le disions ici il
y a peu, c'est l'esprit aéronautique qui doit prévaloir. Un vague organisme
de crédit, un homme d'affaire véreux ou une république bananière n'auront
jamais à coeur de faire voler leurs avions au mieux et au plus sûr. Seul
l'argent gagné rapidement les intéresse. Pour régler à 80% la question de la
sécurité aérienne, il faut éliminer du secteur toutes ces brebis
galeuses. Reste alors 20%!
Eh bien ce sont les dérives des "réguliers",
car personne n'est au dessus de tout soupçon, mais une fois la tentation
évacuée, bien des choses pourraient se régler d'elles-mêmes.
La réponse primordiale à toute sécurité reste
le prix. Tant que la course au prix du billet le plus bas restera
d'actualité, le problème de la sécurité sera pollué. Les TO ont alors un
rôle essentiel à jouer en accord avec les transporteurs responsables qui
doivent afficher le prix réel du billet en intégrant TOUTES les taxes sans
vouloir elles aussi jouer sur les prix d'appel. La vérité dans le transport
aérien doit être générale sans que les uns jettent toujours la pierre aux
autres.
Un vaste programme en perspective. |
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31 août 2005
Affaire Concorde
oyage aux bout des ennuis
C'est bien la première fois qu'EADS et la DGAC sont convoqués chez un
juge d'instruction suite à un crash en étant soupçonné de manquements graves
à la sécurité. C'était toujours la faute des autres jusqu'à présent. Sans
vouloir ignorer la présomption d'innocence fondamentale en France (pour
certains plus que d'autres d'ailleurs) les conclusions des experts et les
commentaires d'avocats sont suffisamment divulgués en public pour que l'on
puisse l'évoquer.
Que la justice cherche à savoir si toutes les
mesures ont bien été prises après les premiers incidents graves pour le
Concorde, c'est bien, mais peut-être que d'autres avions ont été autorisés à
poursuivre leurs vols avec des alertes à la sécurité essentielles sans que
personne ne s'en émeuve alors. Les mauvaises habitudes sont bien ancrées. |
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2 septembre 2005
Attention!
Désinformation (Voir news
du 23 août 2005)
Alors que tous les médias parlent ou écrivent à propos de la sécurité
aérienne en France et dans le monde, attention, chacun se doit de choisir
ses lectures et ses infos. L'exemple de ce qui suit paru en
1
sur un site web d'info aéronautique et en
2
dans un hebdomadaire français d'information aéronautique doit donner à
réfléchir sur la fiabilité de certains.
1
Northwest Airlines a l’intention de réduire les effectifs de moitié, de
remplacer 4.500 mécaniciens par des intérimaires ou des salariés possédant
moins d’expérience et de réduire du quart le salaire des employés
restants.Le syndicat des mécaniciens n’a pas accepté le plan final de
Northwest et a lancé un appel à la grève le 20 août.
Mais, selon la compagnie, la grève ne devrait pas affecter les vols : elle
est anticipée depuis 18 mois. Northwest a eu recours à 1.500 mécaniciens et
employés pour assurer le travail des 4.500 grévistes.
Malgré
tout, deux appareils de la compagnie ont connu des incidents samedi à
Détroit. Lors de son atterrissage, quatre pneus d’un Boeing 757 ont explosé,
et un DC-9 a dû faire demi-tour quelques minutes après son décollage en
raison de la présence de fumée dans le cockpit. Les techniciens estiment
qu’il s’agit d’un problème de conditionnement d’air.
2
Les avions de Northwest Airlines continuent de voler grâce au remplacement
des mécaniciens grévistes par des personnels spécialement formés.
Le 6 septembre 2005, le Wall
Street Journal annonce que
les autorités américaines de l'aviation civile (FAA) ont ouvert une enquête
sur la qualité de la maintenance chez Northwest Airlines, dont les
mécaniciens, en grève depuis le 20 août, sont remplacés par des travailleurs
temporaires. |
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6 septembre 2005
Quand les Euro députés
s'emmêlent
Le Parlement européen se réveille après le
crash de "Mandala Airlines". Trop c'est trop semblent se dire nos chers
parlementaires qui n'avaient peut-être pas entendus parler jusqu'à ce mois
d'août tragique de compagnies aériennes à risques destinées il est vrai
principalement aux voyageurs peu fortunés.
Et donc, nos euro députés annoncent qu'il
devient plus qu'urgent de réglementer encore mieux et plus le transport
aérien en créant cette fameuse liste noire internationale.
Il ne leur est pas venu à l'idée que si les
règles actuelles était bien appliquées, sans passe droit, ça vaudrait toutes
les listes noires ou label bleu du monde. Mais sûrement que renforcer les
contrôles existants, efficacement et sans battage inutile serait une mesure
trop obscure pour être bien perçue par les électeurs. |
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8 septembre 2005
Tous profitent des
crashs
Les sites mercantiles font des affaires avec
les crashs
Si vous tapez crash ou crash d'avion sur un moteur de recherche pour avoir
des renseignements sur tel ou tel accident, vous avez plus de chances de
tomber sur un site d'enchères en ligne, de vente de bouquins et de DVD ou
d'une agence de voyage qui vous garantie la sécurité totale si vous achetez
un billet chez elle que sur une information liée à un accident d'avion.
Écœurant au moment ou trop de passagers restent traumatisés par les images
des accidents d'avions de cet été.
Cet état de choses est bien la preuve que la
recherche du profit maximum va de pair avec le laxisme des contrôles.
Renforcez les contrôles et il restera toujours l'appât démesuré du gain, y
compris dans des boutiques de luxe ayant pignon sur rue. Et les plus grands
ne sont sûrement pas les moins "au dessus de tout soupçon". |
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9 septembre 2005
Président interdit de
vol
e Président interdit de vol
Les médecins conseillent à Jacques Chirac d'éviter les voyages en avion
durant les 6 semaines qui viennent. A cause de sa convalescence, bien sûr,
mais cela lui évitera aussi de prendre les risques que prennent tant de ses
compatriotes en volant dans le même ciel que des avions poubelles. Il pourra
ainsi attendre des cieux plus sûrs grâce à la liste noire européenne que
concoctent nos instances de Bruxelles. Et puis, s'il attend encore un peu,
il pourra aussi payer la nouvelle taxe aérienne pour les pays pauvres qu'il
a lui-même institué. Cette taxe pourrait servir, pourquoi pas, à engager des
contrôleurs dans les "aviations civiles" de ces mêmes pays qui ont justement
des avions poubelles parce qu'ils sont pauvres.
Grâce à ces mesures phares, le monde du
transport aérien va se trouver vraiment bouleversé! |
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20 septembre 2005
Mont Ste Odile: question
gênante
Le sénateur Hubert Haennel, membre de la Cour
de Justice de la République et de la Haute Cour de Justice vient d’adresser
une question écrite à Pascal Clément, Ministre de la justice pour demander
une mission de l’inspection générale des services judiciaires pour enquêter
« sur les raisons et les conséquences de l’inadmissible lenteur de la
justice dans l’instruction du crash de Mont Ste Odile ».
Le sénateur souhaite en particulier savoir si
le juge François Guichard en charge de ce dossier « disposait de tout le
temps nécessaire pour mener à bien son instruction du fait qu’il occupait
des fonctions d’adjoint au maire de Strasbourg et de délégué d’une
association professionnelle de magistrats.[…] Treize ans après cette
catastrophe, les victimes et l’opinion publique sont en droit de se poser
des questions non seulement sur la lenteur mais aussi sur les
dysfonctionnements de la justice ». |
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19 octobre 2005
Charm
el Cheikh : la détresse des familles
68 corps des 135 morts ont été rapatriés
discrètement par un avion d’Air France. Un rapatriement en catimini, des
familles de victimes averties au milieu de la nuit, d’autres par la presse.
Lamentable pour la gestion finale d'un drame.
« Nous sommes traités comme des moins que
rien, – comme des chiens », lancent les familles. « Les promesses qui nous
ont été faites n’auront été que des mots vains » accusent les parents.
Une fois de plus, après les belles paroles de
nos politiques sur le devant médiatique dans les heures qui ont suivi
l’accident, ce sont rapidement les intérêts « particuliers » des états qui
ont pris le pas. En France, ce n’est malheureusement pas un coup d’essai
pour un accident collectif. L’inhumanité est bien la règle de gestion et de
fonctionnement de nos « chers » responsables.
Et pour couronner le tout, les familles des victimes s’insurgent aussi
contre les explications qu’on leur donne sur les raisons du crash. Elles
vont déposer une motion avec 4000 signatures devant les portes du palais de
l’Elysée pour exiger de connaître la vérité.
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23 octobre 2005
Crash du Mt Ste Odile:
le bout du tunnel ?
Six personnes pourraient être renvoyées devant un tribunal au mois de
mai ou juin prochain si le juge d'instruction confirme les demandes du
Parquet de Colmar. Se tiendra alors durant plusieurs semaines un
procès très médiatisé.
Mais à lire les termes du réquisitoire, on
peut toutefois s'étonner de la focalisation de la justice sur le GPWS
(avertisseur de proximité du sol). Ce n'est quand même pas lui qui a amené
l'avion sur une trajectoire de collision, face à une montagne, trop bas et à
côté de son axe. Il aurait pu éviter l'impact à la dernière minute, mais il
ne peut en être la cause.
Alors la ou les causes liées au
fonctionnement douteux des systèmes de l'avion, on va les aborder avec qui ?
Il y aura bien le directeur technique
d'Airbus Industrie de l'époque à qui on va probablement demander des
nouvelles de l'ergonomie générale du poste de pilotage, et là, rien ne
présage que l'on ira au fond des explications.
Il y aura les deux cadres techniques d'Air
Inter qui ne devraient avoir à parler que du GPWS.
Et les deux cadres de la DGAC qui eux aussi
ne parleront que de ça.
Enfin, il restera le lampiste, le petit
contrôleur aérien dont les fautes seront sûrement impardonnables.
14 ans après l'accident, la France
sera-t-elle malgré tout capable d'aller au bout d'une vérité qui dérange ? |
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25 août 2005
La liste noire arrive
Sécurité aérienne: un petit pas pour les
hommes responsables
Devant l'inquiétude des passagers (plusieurs vols charter encore annulés car
les passagers refusaient de monter dans l'avion) et les voix de plus en plus
nombreuses qui s'élèvent pour dénoncer le laxisme des responsables de la
sécurité aérienne, le pouvoir se réveille enfin en annonçant la publication
d'une liste noire des compagnies interdites dès le 29 août. Une
célérité et une chose impensable il y a quelques jours encore.
Le Ministre des transport confie aussi une
"mission de veille" à notre bonne vieille DGAC pour détecter les compagnies
à risque. Gageons qu'elle va changer ses méthodes qui n'ont pas données les
meilleurs résultats jusqu'à présent. Le Ministre admet d'ailleurs que
"certaines compagnies ne sont pas contrôlées de façon satisfaisante". Dont
acte!
Mais le projet de label bleu n'est pas
abandonné pour autant, histoire peut-être de partager les responsabilités en
cas de pépin ou d'envisager déjà les erreurs de diagnostic des "experts". |
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28 Août 2005
La DGAC fait du zèle
Le zèle de la DGAC
L'A 300 de la compagnie égyptienne "Fly Air" est dans le collimateur. Et
chaque citoyen le sait, lorsqu'on est dans le collimateur d'une
administration, gare ! Donc l'avion a un pneu un peu lisse lors d'un
contrôle...au hasard.. et on l'interdit de vol. Logique.Les pax dorment donc
à l'hôtel pendant que des mécanos changent le pneu. Paré pour le départ le
lendemain matin lorsque la DGAC, inquiète après les révélations dans
les médias, revient sur le tarmac pour une seconde vérification de l'avion:
le pneu changé n'est pas homologué (!) et il semble qu'il y a une légère
fuite de carburant au dessus d'une source chaude de l'avion. (Sur un avion,
le carburant ne fuit jamais, chacun le sait !)
De là à conclure que l'avion est dangereux,
il n'y a qu'un pas que nos inspecteurs - techniciens -fonctionnaires
franchissent allégrement en interdisant le départ une nouvelle fois.
Et après ça, ne dites surtout pas qu'il y a
psychose!
Le Tour-opérateur turc réagit en proposant le
remboursement total du voyage à tous les passagers qui le désirent ou le
départ sur un autre vol d'une autre compagnie...turque: Onur Air, bien
connue en France.
L'affaire illustre parfaitement la panique
générale, il n'y a pas d'autre mot, des responsables aéronautiques français.
La DGAC, coincée entre ses moyens humains limités et les considérations
politico-économiques franco-françaises ne va pas pouvoir continuer longtemps
ce genre de cirque médiatique sous l'oeil des passagers inquiets et des
politiques en mal de justifications. Cette fois, il est vrai que même s'il
s'agit d'un Airbus, ce n'est qu'une histoire de pneus pour laquelle le
constructeur ne peut être incriminé, alors aujourd'hui, il n'y aucun gant à
prendre. |
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26 août 2005
Les listes noires sont
arrivées
Les listes noires
ça y est! La DGAC vient de publier sa liste noire. Une micro liste, une nano
liste plutôt. 5 noms de compagnies qui n'ont aucune chance de poser les
roues de leurs avions sur un aérodrome français. Au moins, on sait
maintenant qu'elles existent ! 5 noms !Après les drames de ces dernières
semaines, c'est un peu la montagne qui accouche d'une souris.
Ce même lundi la Belgique sort aussi sa
propre liste noire, différente de la France, comme si les manières de
contrôler les avions étaient radicalement différentes entre nos deux pays.
Et ce n'est pas fini, VSD avait publié la sienne il y a un mois et c'est là
que ça se corse. Sur cette liste on trouve Aeromexico, membre de Skyteam
(groupe Air France) et Aeroflot qui est invité à y entrer. Comment notre
porte drapeau, l'orgueil de nos ailes séculaires peut penser faire
éventuellement l'erreur de s'accoupler avec l'innommable ? On n'y comprend
plus rien ! Et je ne parle pas d'autres compagnies de cette même liste, car
elles sont clientes potentielles d'un certain constructeur d'avions.
Les passagers sont en droit de se poser la
question: de qui se moque-t-on ? Car si la sécurité absolue, comme la
perfection, n'est pas de ce monde, les utilisateurs de l'avion sont en droit
d'exiger que tous les acteurs du transport aérien concourent tous, sans
exception, à la recherche de la meilleure sécurité possible et qu'aucun
intérêt particulier ne fasse fermer les yeux sur certains "aménagements".
L'actualité aéronautique française qui approche va très bien illustrer ce
propos. Suivez mon regard.
Liste noire en France
Liste noire en Belgique
Air Koryo (Corée du Nord)
Air Van Airlines (Armenie)
Air
Saint-Thomas (USA)
Central Air Express (Congo)
International Air Service(Liberia)
Africa Lines ( République Centrafricaine)
Lineas Aer de Mozambique
ICTTPW (Libye)
Phuket Airlines (Thailande)
International Air Tours Limited (Nigeria)
Johnsons Air Limited (Ghana)
Silverback Cargo Freighters (Rwanda)
South Airlines ( Ukraine)
Air Memphis (Egypte)
PS: Le commissaire européen nous a rassuré:
il va tout faire pour qu'il y ait une liste noire commune en
Europe.....bientôt. Chic alors, nos arrière petits enfants pourront partir
en vacance tranquilles. |
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17 août 2005
Les contrôles de la DGAC
Les fameux
contrôles de la DGAC concernant les avions "suspects" des "compagnies à
risques" se limitent en fait à vérifier la documentation livresque des
avions, les "papiers d'identité" et les qualifications de l'équipage et
enfin à faire un tour extérieur rapide de l'avion pour un examen visuel
superficiel.
C'est pas beau
ça, quand on ose prétendre par la suite que" la vérification n'a fait
l'objet d'aucune observation particulière". De qui se moque-t-on ?
Alors que les passagers imaginent un contrôle efficace et propre à les
mettre en sécurité, on les prend pour des "gogos" avant de les laisser embarquer dans de
véritables tombereaux avec la bénédiction de ceux qui s'avèrent incapables
d'assumer leur devoir régalien de contrôle ?
La course au
moins cher plutôt qu'au mieux disant ne va pas s'arrêter demain. Alors, au
prochain crash d'un avion déclaré "bon pour le service", les familles des
victimes ne vont-elles pas débarquer au siège de la DGAC avec des envies de
meurtre ? Aux fonctionnaires de la DGAC de "contrôler" cette possibilité.
Une attention émue tout de même
pour ces merveilleux gardiens de la sécurité aérienne: ils doivent être
débordés en ce moment avec l'analyse des accidents du CL 415, de l'A340,
de l'ATR72, du B737 et maintenant du MD82. Vont-ils déléguer une partie des
enquêtes à des experts étrangers |
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23 août 2005
La psychose s'étend
Des passagers ont refusé d'embarquer sur un
vol charter de la compagnie "Alexander" au départ d'Héraklion, en Crête.
L'avion, un MD82, aurait eu un problème moteur la semaine précédente et au
moment du départ à Héraklion, il aurait été retardé pour une question
technique.

Un autre avion a rapatrié l'ensemble des vacanciers sur Paris,
mais ces
dernières semaines, ce
n'est pas le premier mouvement de révolte de passagers qui examinent et
considèrent si l'avion est "bon" ou pas ou bien s'il ressemble à un modèle
ayant eu un accident récent. Et là il s'agit d'un MD82, identique à celui de
West Caribbean Airways avec en plus le logo sur la dérive identique à celui
d'Helios. C'en était trop à la fois!
Pour rétablir la confiance, il faut
impérativement rassurer les passagers par des mesures concrètes car
les bonnes paroles prodiguées par les uns et les autres ne suffiront plus.
Tous la chaîne des responsables du transport aérien a laissé trop
longtemps trop de dérives s'installer partout. De véritables écuries
d'Augias à nettoyer d'urgence. |
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2 septembre 2005
La France, la Belgique,
la Suisse,...
La Suisse publie à son tour, mais à la dimension de son territoire, sa liste
noire des compagnies indésirables: 2 noms: Flash Airlines, tristement
célèbre après le crash de Charm el Cheikh et une obscure compagnie cargo
arménienne :Van Airlines. Mais elle appelle aussi à l'établissement d'une
liste unique par tous les pays européens. Si cette micro-liste frise le dérisoire,
elle prouve l'impuissance des états, des professionnels de tous ordres mais
aux systèmes étroitement imbriqués, à régler le problème des brebis galeuses
tant les intérêts en jeu sont importants. Il faudra donc bien que que les
passagers eux-mêmes prennent les choses en main pour sortir de cette
impasse.
A d'autres époques, je me souviens
d'associations d'usagers qui se sont créées pour organiser leurs
voyages indépendamment des lobbies. C'est d'ailleurs exactement le même
problème que le prix des fruits et légumes: trop d'intermédiaires se sucrent
en dépit de toute morale et surtout de toute vision à long terme pour le
secteur considéré. Il existe pourtant des solutions très intelligentes chez
certains professionnels. |
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17 août 2005 La gestion d'un crash
Extrêmement choqué, pour ne pas dire plus, d'entendre et de voir un certain
personnage donner la liste des victimes au micro de l'aéroport du Lamentin.
Quelle émotion que de voir les parents se tordre de douleur, hébétés sous
l'émotion alors que la litanie des morts continue imperturbablement d'être
égrenée.
Et l'on voit des secouristes qui
évacuent des femmes évanouies, des cris, des sanglots qui jaillissent de la
foule, des parents en larmes, des amis prostrés n'écoutant même plus cette
voix qui continue de lister les morts au milieu de centaines de témoins.
Aucune intimité dans la douleur des proches alors que l'on parle partout de
cellule psychologique. Dans cette île des Antilles où tout le monde ne
compte que des frères, des cousins ou des amis, comment ne pas épouser cette
douleur générale: 153 hommes et femmes qui ne reviendront plus. |
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16 août 2005 Pire qu'une série noire
Aucun
survivant! 161 morts dont 153 français originaires de la Martinique dans le
crash d'un Boeing MD82 de la compagnie vénézuélienne "West Caribbean Airways"
allant de Panama vers Fort de France. Comme pour l'ATR 72 de "Tuninter" il y
a 10 jours, les deux moteurs se sont arrêtés successivement avant que
l'avion ne plonge vers le sol. On a pour l'instant aucune indication sur la
succession des événements qui ont amené au crash. Tout le monde sort les
parapluies, bien évidement, mais pour la compagnie " West Caribbean Airways"
c'est tout de même le deuxième accident en 5 mois!
Sans polémiquer au moment où la
douleur des familles doit être la principale des préoccupations, il ne faut
pas oublier que la sécurité aérienne laisse à désirer depuis longtemps dans
toute l'Amérique du Sud.
Dans les milieux de l'aviation,
bien des voix se sont élevées ces derniers mois, ces dernières années même,
pour dénoncer la course aux prix les plus bas dans le transport aérien et
l'irresponsabilité de trop nombreuses compagnies quand à la rigueur de
l'entretien de ses avions. Pour nos responsables politiques qui se
précipitent pour annoncer après tous les crash des enquêtes exemplaires, le
label bleu destiné à sélectionner les meilleures compagnies n'est pas
porteur politiquement et le noir pour désigner les brebis galeuses risque de
gêner trop de "pays amis". Alors, on ne fait rien!
......Jusqu'à quand ?
Car depuis la dérégulation, il ne
faut quasiment aucune qualification pour créer sa compagnie aérienne. Les
avions "déclassés" sont légion sur le marché de l'occasion et on peut louer
des "antiquités" pour une bouchée de pain. Sans être dangereux, ces avions
nécessitent un entretien rigoureux pour voler en toute sécurité, mais ça
coûte cher. Alors il serait enfin temps que l'on informe les consommateurs
du transport aérien qu'on ne peut pas payer son billet le prix d'une
baguette de pain et s'asseoir dans le dernier né des Boeing ou Airbus.
Pitié! Que cette série noire
s'arrête ! |
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4
août 2005: Évacuation
Cette image dramatique me rappelle
l'évacuation de l'A320 à Habsheim, il y a 17 ans: pas de toboggan, les
passagers qui sautent pour fuir les flammes, la crainte de l'explosion et le
feu qui gagne l'aile pleine de carburant. Un rescapé qui a pu emporter son
appareil photo, mais que n'emporte-t-on pas avec soi dans ces moments là, a
eu la présence d'esprit, ou l'inconscience, de réaliser ce témoignage plein
de risques et sous une pluie battante.
La question qui vient immédiatement à
l'esprit: Pourquoi les toboggans ne sont-ils pas déployés ?
Dans les instants qui ont suivi, de nombreux
passagers font état d'un abandon quasi général sous la pluie et plus tard
dans le hall de l'aéroport. Comme d'habitude, il faut trouver un responsable
pour assumer le déstockage des couvertures, des boissons et des sandwichs.
Et dans ces moments là, c'est souvent très difficile, au Canada comme
ailleurs. |
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26 juin 2005
Bientôt un procès pour le crash du Mt Ste
Odile ?
Il semblerait que l’instruction touche à sa
fin au cabinet du juge d’instruction de Colmar.
Il y a toujours actuellement 7 personnes
mises en examen et de nombreuses hypothèses sur les causes de l’accident.
Depuis l’erreur humaine défendue par les premiers experts Venet et Belotti
jusqu’aux glissements de cartes liés aux défaillances de l’installation sur
l’avion des instruments VOR et DME en passant par une erreur de conception
de l’ergonomie du tableau de bord, théories défendues par les contre experts
nommés ensuite.
Après 13,5 ans d’instruction, rien n’est donc
réglé et la menace d’un non-lieu plane sur un éventuel procès. |
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29 mai 2005
Boeing et Airbus
marchent-ils sur la tête ?
L'aviation: un drôle
de marché
Boeing s'associe à l'industrie japonaise pour
être sûr de vendre ses B 787 aux compagnies aériennes du pays du soleil
levant et Airbus prend des participations chez des transporteurs américains
proches de la faillite pour leur vendre des A 350. Drôle de monde ou l'on
fait construire ses avions ou des morceaux par de futurs concurrents et ou
on se vend ses avions à soi-même!
C'est à n'y plus rien comprendre, ou bien
c'est peut-être le nouveau moyen de vendre des avions aujourd'hui ! La
finalité se résume à faire tourner des chaînes de montage et à fabriquer sans cesse plus d'avions qui empêcheront ceux stockés
dans le désert de reprendre l'air un jour, car sérieusement, il ne peut pas
y avoir de place pour tous dans le ciel, ni assez de passagers pour les
remplir !
Quand il y avait Lockheed,
Douglas, Sud Aviation, De Havilland, Fokker et les autres, on vendait tout
simplement des avions à des compagnies aériennes clientes.
L'aviation n'est plus ce qu'elle était. |
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3 juin 2005
6
mois de retard pour le rapport d'enquête
Les conclusions du
rapport égyptien sur l'accident de Charm el Cheikh sont retardées de 6 mois
pour permettre de concilier la théorie égyptienne du défaut technique avec
les affirmations du "Figaro" dénonçant une erreur humaine de l'équipage.
Mais qui donc utilise ce journal pour faire passer un message puisque le
quotidien n'a vraisemblablement ni experts aéronautiques ni banc
de test de "boîte noire"dans sa rédaction et qu'il ne fait que reprendre
très probablement des conclusions de spécialistes qui veulent rester très
discrets ? |
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14 mai 2005
Le dossier Concorde avance conformément aux
prévisions ( ou aux promotions ) préparées longtemps à l'avance
Concorde : promotions à retardement
publié le 14 mai 2005
par Alain PIA.
Il se murmurait que le dossier de
l'accident de Gonesse du 25 juillet 2000 arrivait dans une phase délicate
pour certains, France3 ayant même laissé entendre récemment que le
constructeur était montré du doigt.
Le juge d'instruction et le procureur adjoint en charge du dossier
viennent d'être promus (et mutés), ce qui va donner un coup de frein
brutal à la suite de l'instruction selon les parties civiles.
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21 juillet 2005 La Guinée ne fait pas dans la dentelle
Après qu'un Antonov An 24 se soit écrasé peu
après le décollage faisant près de 60 morts, ou plus, personne ne peut dire
combien il y avait de passagers à bord ni combien de kg ou de tonnes de
bagages et de fret avait été chargé dans cet avion russe visiblement
entretenu selon les normes habituelles du continent. Ce que l'on sait mieux,
c'est que l'An 24 est équipé de 42 sièges, point !
Mais la psychose du crash d'avion n'a pas de
frontières et elle atteint les endroits les plus reculés de la planète.
L'effet parapluie des responsables aussi d'ailleurs. Alors on interdit tout
simplement de vol et d'utilisation tous les avions russes, quel que soit
leur marque ou leur constructeur.
C'est bien fait, diront les âmes bien
pensantes de l'hexagone en versant une larme contrite. Mais on pourrait leur
proposer de faire la même chose chez nous. Plus d'Airbus A320 depuis 1988
par exemple ! |
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24 juillet 2005
Lorsque Concorde et Airbus se rejoignent
Récemment déposé, le
rapport judiciaire sur l'accident du Concorde laisse entendre qu'il y aurait
eu quelques erreurs, fautes ou négligences de la part du constructeur EADS,
maison mère d'Airbus, et de la DGAC, l'organisme de contrôle. Par ailleurs,
les conclusions du rapport judiciaire sur l'accident du Mt Ste Odile
récemment déposé lui aussi, laisserait également entendre que le même
constructeur EADS et la même DGAC seraient en cause. Mais qu'on se rassure,
rien , mais absolument rien ne permet de mettre ces deux organismes en cause
dans le crash de Habsheim. Dans ce dernier accident, ils sont totalement
innocents depuis que la justice a délibéré. |
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16 juin 2005 Les nouvelles "Low-cost"
Kingfisher, compagnie low-cost vient de commander 5 A380 plus 5 A350
plus 5 A330, tous long courriers. Alors que les compagnies "traditionnelles"
pensaient cantonner les "low-cost" dans le cours ou le moyen
courrier, voilà -t-y pas qu'elles pointent le bout de leur nez dans le long
courrier, domaine jusqu'ici réservé et hautement lucratif des traditionnelles.
Et de plus, scandaleusement même, les passagers aiment bien les "low-cost"
à voir les bilans favorables des Easy-jet, Ryanair et autres.
Aussi ces même passagers vont-ils pas se précipiter pour occuper à bas prix
les sièges des vols long-courriers dès qu'ils seront mis en vente ?
Que restera-t-il alors aux traditionnelles
dans leur 'hub-forteresse" pour contrer l'offensive ? Cantonnés dans leurs
certitudes, refusant l'intérêt du passager s'il ne correspond pas à leur
intérêt propre, ils risquent d'avoir un réveil douloureux. Trop de ces "traditionnelles"
s'imaginent encore vivre au XX ième siècle lorsque leur petit marché était
bien protégé par leur état-tutelle. Et ce ne sont pas les déclarations de
certains PDG qui donnent le change, la maladie du monopole est tellement
ancrée et les mauvaises habitudes tellement dans les moeurs que la médecine
est impuissante. Il restera aux "traditionnelles" à entamer une
réforme du transport aérien depuis longtemps réclamée mais jamais engagée. |
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13 juin 2005 L'A380 au Bourget
Malgré ses propres réticences, mais face à l'avalanche de commande pour son
rival Boeing, le seul moyen de réagir pour Airbus était d'occuper le ciel du
salon avec son A 380, un prototype dont le programme d'essai est très serré.
Mais qu'importent les décalages qui vont en découler, il faut faire oublier
les retards de livraison, les problèmes de poids dévoilés par la presse
allemande et le retour en force du concurrent Boeing. Airbus est plus à la
quête d'une image pour son gros porteur qu'à la recherche de clients qui
devraient venir de toute façon si l'avion répond à un besoin du marché.
La seule question qui reste d'actualité est
d'avoir fait ou non le bon choix d'un avion aussi gros.
Les
passagers vont-ils l'adopter, connaissant la peur
irraisonnée de nombres d'entre eux pour les trop
grosses machines volantes ?
Les plaquettes publicitaires vantant
l'espace, les salles de jeux et les bars seront vite confrontés à la
rentabilité obligée des compagnies et les clients déçus risquent fort d'être
très en colère d'avoir été abusés par cette publicité d'affiches en couleur.
Il serait souhaitable de très vite revenir à la vérité du marché, une
comptable glaciale. |
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2 juin 2005
Retard de livraison de l'A 380
Un décalage de
plusieurs mois dans la livraison des premiers A 380 aux clients est annoncé
par Airbus, officiellement pour des raisons d'aménagements à bord: les
clients imagineraient des installations trop complexes pour le confort des
passagers. Le confort est pourtant le but final et avoué du paquebot des airs, non ?
Et puis aussi à cause
de la mise au point très difficile du puzzle de la chaîne d'assemblage avec
le nombre extraordinairement important de fournisseurs. Dont acte.
Mais peut-être aussi pour des raisons moins
avouables comme par exemple un avion qui ne correspond pas aux normes
du contrat avec les clients en termes de performances ou...de poids, le
second étant lié au premier d'ailleurs. Allez, il reste du pain sur la
planche et peut-être que ce n'est pas le moment de faire de
l'exhibitionnisme au salon du Bourget. |
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juin
2005 Combat
aérien franco-allemand
Le 27 avril,( voir
news plus bas) je stigmatisais l'attitude
franco-française très "cocorico" lors du premier vol de l'A 380. Eh bien
les problèmes n'ont pas tardé pour la désignation des postes de direction d'EADS, d'Airbus
et Eurocopter. Les Allemands sont très fâchés de voir les français exiger
tout, ne voulant leur laisser que des miettes.
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2 mai 2005 Par Marc FIORENTINO,
président d'Euroland Finance
Combien
d’emplois pour un Airbus ?
(…)
Pourquoi, nous dit le ministre chinois du Commerce, réagissez-vous
aujourd'hui alors que la fin des quotas [.. du textile] était
inscrite dans les textes depuis dix ans !
C'est vrai. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. Pas question tout d'abord
de contrarier la Chine. Si on veut continuer à vendre ces Airbus
salvateurs pour notre commerce extérieur, il faut accepter la charte du
«bon fournisseur» : ne jamais évoquer la situation des droits de l'homme
en Chine, ne plus donner de tribune médiatique au dalaï-lama et accepter
la destruction industrielle sans réagir en arguant d'une nouvelle
répartition internationale du travail.
(…) La France s'est battue pour défendre son agriculture mais elle a
sacrifié son industrie et ses services suivront, emportés par «l'offshoring».
Tout ça pour un Airbus.
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27 avril 2005Premier vol de l'A 380,
scandaleux!
Scandaleux !
Pour le premier
vol de la merveille, on n'a entendu que des "cocorico", comme si cet avion
n'était que français. Pas un mot sur les médias de l'hexagone, télé ou
radio, pour saluer la performance de nos partenaires européens sans qui
rien n'aurait été possible. Du bout des lèvres, quelques voix timides ont
réussi malgré tout à placer un peu d'Europe dans cette réussite. Mais si
le premier vol n'avait pas été un succès, sûr qu'on aurait trouvé un
coupable au delà de nos frontières!
Un peu de
décence, Airbus n'est pas Français, mais européen. Il faudrait en prendre
conscience une fois pour toutes. Nos partenaires vont finir par en prendre
ombrage.
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13 avril 2005
8 enfants confiés à Air France
comme passagers UM attendent leurs parents pendant plusieurs heures dans
un vague bureau de l'aéroport car la compagnie affirme qu'elle n'avait pas
de personnel à sa disposition pour les accompagner.
Au début de
cette affaire, le vol Nice-Mulhouse est dérouté vers Strasbourg pour cause
de mauvaises conditions météo. A Mulhouse, les parents attendent en vain
leurs enfants bloqués à Strasbourg. On leur annonce qu'un bus va ramener
leur progéniture au bercail, mais en réalité, personne à Air France ne
s'occupe des enfants, personne ne contacte les parents, personne ne
commande de bus! Enfin, Air France suggère même aux parents de faire les
150 km de route EuroAirport-Entzheim pour venir récupérer leurs enfants!
Les parents
protestent suffisamment pour qu'Air France se décide enfin à affréter un
taxi qui ramènera les enfants auprès de leurs parents avec près de 5 h de
retard.
Grand prince, la
compagnie nationale concède toutefois qu'il y aurait eu un léger
"flottement", mais que les enfants n'auraient jamais été en danger.
Heureusement!
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5 avril 2005 Premier vol de l'A 380
Dans quelques jours, l’A380, la nouvelle
merveille de Toulouse va prendre l’air. Par rapport au B 747, c’est un peu
comme l’A320 face au B737 il y a 20 ans. Les paris sont les mêmes,
l’avenir de l’aviation dans la vieille Europe se joue encore une fois sur
un quitte ou double et les avancées technologiques sont équivalentes, 2
décennies plus tard. Les Américains de Boeing préparent leur riposte sur
un autre registre et il est à souhaiter que l’A380 ne connaîtra aucun
souci majeur lors de sa mise en ligne. Face à ce challenge économique et
historique, les futurs passagers de ce paquebot volant peuvent de toutes
façons être certains que toutes les mises au point seront effectuées à
Toulouse avant la mise en ligne par les compagnies clientes, le passé d’AIRBUS
en témoigne.
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Vol Whisky Romeo Zulu
Un pilote qui dénonce les dérives de sécurité
de sa compagnie, des intérêts financiers et un orgueil déplacé qui priment
sur la sécurité et un crash avec 67 morts en finale. Cette triste affaire
portée à l’écran ne vous rappelle-t-elle pas d’autres drames ?
Sûrement que ce film va faire rougir les quelques responsables du monde
aéronautique à qui il reste un peu d’honneur et d’humanité.
A voir par tous les citoyens épris de vérité. |
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3 mars 2005 Indemnisations des
passagers
La compagnie
canadienne Air Transat vient d'accepter de verser 4,6 millions d' € aux
passagers d'un vol transatlantique qui s'est terminé aux Açores par
manque de carburant.
Le 24 août 2001,
l'A330 sans moteurs avait plané durant une vingtaine de minutes avant
d'effectuer un atterrissage brutal. Sur les 292 passagers, 175 avaient
entamé un recours collectif et selon leurs blessures toucheront chacun 26
000 € de dédommagement en moyenne.
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27 février 2005
Salon aéronautique à
Charm el Cheikh Durant 3 jours,
du 23 au 25 février, la ville oh combien touristique de Charm el Cheikh
est devenu la capitale mondiale de l'aéronautique avec la tenue du premier
salon égyptien du genre. Il ne manquait aucun des grands ténors mondiaux
du secteur pour approcher les acteurs du tourisme égyptien. Côté français,
ADP construit 5 nouveaux aéroports avec... leurs aérogares et Airbus
confirme plusieurs ventes d'A 330 pour que le tourisme continue d'être
une manne pour l'Egypte, le nombre de visiteurs devrait doubler d'ici 10
ans. Espérons que tout ce beau monde a eu une brève pensée pour les
victimes de "Flash Airlines"au cours de ses agapes. Peut-être aussi
qu'entre la poire et le fromage, ces spécialistes ont évoqué entre eux les
causes de l'accident. Quand même, à ce niveau là, on ne doit rien se
cacher ! |
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1 février 2005
Un policier
enquête sur son propre hold-up Après avoir commis
un hold-up à main armée dans une banque le visage masqué, un policier revêt son uniforme et revient sur les lieux de son forfait pour
....enquêter. Il déclenche même une conférence de presse pour annoncer aux
journalistes que les forces de l'ordre ne disposent d'aucun indice. Mais
la justice découvre le pot aux roses et le policier avoue son
forfait.
Il peut
à présent réfléchir à la déontologie de sa fonction en prison.
Français, dormez
tranquille, cette affaire se passe en Suède, ça ne serait pas possible
chez nous, bien sûr!
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23 janvier 2005
Crash du Mont Ste Odile
L'association ECHO, en commémorant le 13
ième anniversaire de l'accident a adopté un texte de réflexion que les
rescapés du crash de Habsheim auraient pu faire leur:
« L'Airbus
A 380 va bientôt entrer dans sa phase d'exploitation. S'il te plaît, Dieu
notre père, fait que sa mise en oeuvre ne pâtisse pas de la même arrogance
que l'A 320. Nous te confions ses futurs passagers et équipages ».
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28 décembre 2004
Crash du Mt Ste Odile
Quelles nouvelles pour
le13ième anniversaire ? Comme tous les ans
depuis l'accident, la justice se manifeste à quelques semaines de
l'anniversaire du crash du Mt Ste Odile. Cette année, deux personnes mises
en examen demandent une contre expertise au juge d'instruction de Colmar.
Les conclusions du collège de contre experts impliquant une erreur
d'affichage de DME et donnant ainsi aux pilotes de l'A 320 une fausse
indication de distance de l'avion par rapport à la piste ne leur convient
pas. Il est vrai que ces deux personnes sont de hauts responsables de
l'administration et du constructeur. L'un avait certifié les instruments
de l'avion, l'autre l'avait construit.
Que faut-il donc
aux familles des victimes et aux rescapés du crash pour comprendre que
comme celui de Habsheim, leur accident est une affaire d'état et un crime
lèse Airbus ? Dans les cercles dirigeants de l'association ECHO, qui a
encore intérêt à faire croire à un accident d'avion ordinaire ?
13 années
d'enquêtes, d'expertises en contre-expertises pour en arriver à une
situation juridique inextricable. Quel beau palmarès pour une instruction
dans un pays où le nom d'Airbus est synonyme de patrimoine national. Une
application dérisoire des droits de l'homme et surtout des victimes. Les
cellules psychologiques, décidément très à la mode ces temps-ci, ont
encore bien du travail!
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19 février 2005
Grève à Air
France!....et les passagers dans tout ça ?
Les passagers comptent pour très peu de
choses aux yeux de Monsieur Jean-Cyril Spinetta quand son amour propre
semble être en jeu. Il préfère abandonner des milliers de passagers
désemparés avec femmes et enfants un vendredi soir en plein hiver à
l'aéroport d'Orly plutôt que de daigner négocier avec ses employés. Les
victimes du crash du Habsheim savent bien que pour ce monsieur, le mépris
est la seule manière de gouverner. Jamais il n'a eu la politesse de
répondre à nos courriers et aujourd'hui, il franchi un nouveau pas dans le
mépris des passagers. Ces mêmes passagers courtisés par toutes les
compagnies du monde et qui font pourtant vivre Air France. Monsieur
Spinetta ferait bien de s'en souvenir au moment où l'Europe prend des
mesures pour protéger les usagers de l'aérien des abus des compagnies. |
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13
décembre 2004
Il n'y a que les
imbéciles qui ne changent pas d'avis Airbus change de cap après un virage sur
l'aile à 180°.
Il y a un an à
peine, ( voir l'info un peu plus loin -décembre 2003- sur ce site) seul
l'A 380 trouvait grâce aux yeux d'Airbus et devait être l'avion de
l'avenir pour desservir les sacro-saints hub. La voie choisie par Boeing
avec des liaisons point à point depuis les aéroports secondaires grâce à
des avions plus petits était rejetée avec condescendance. Airbus avait
officiellement et doctrinalement choisi la politique du renforcement des
grandes plateformes afin de justifier le lancement du très gros porteur A
380. Avec le revirement opéré face aux évidences du marché de l'aérien,
l'A 350 sera de fait le concurrent de ....... l'A 380 puisque tous les
passagers partant d'un aéroport secondaire ne transiteront pas dans un
hub, cqfd !
L'A 380, en
dehors de sa capacité, n'a d'intérêt que sur les vols très longs afin
d'amortir les temps d'embarquement et de débarquement. Or c'est justement
les vols très longs courriers qui sont visés par les A 350 et 7E7.
Questions: quel marché reste-t-il pour un avion très gros porteur ? L'A
350 ne risque-t-il pas de tuer à terme l'A 380 ?
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26
août 2004
Sauvés par la vodka Six jeunes russes n'ont pas
embarqué dans l'un des deux avions ayant explosé en vol. Ils ont été
refusé à l'embarquement vu leur état d'ébriété. Ils ont sûrement poursuivi
leur cuite pour arroser l'événement!... |
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25 juillet 2004
Accident de
Gabon-Express Au décollage de Libreville, un
moteur tombe en panne au décollage et comme il manque des pièces
essentielles sur le second, l'avion manque de puissance pour reprendre de
l'altitude.
L'appareil se
crashe dans l'océan, à quelques dizaines de mètres du rivage. Des unités
de l'armée stationnées à 100 m du crash ont mis ...3 heures pour
intervenir. Durant plusieurs heures, seuls les habitants locaux et les
pêcheurs avec leurs pirogues se sont précipités pour sauver les passagers
prisonniers de l'avion, sans autre moyen que leur bonne volonté.
Une chance que
sous cette latitude, il ne neige pas!
Les secours
officiels interviennent enfin pour...écarter les sauveteurs bénévoles!
La catastrophe a
fait 19 morts parmi les 30 passagers du HS 748, un avion britannique des
années 50.
Le gouvernement
admet quelques disfonctionnements et veut organiser des funérailles
nationales pour les victimes. Huées et refus général des familles.
L'avion avait
subi les vérifications administratives.....sur documents.
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9 juin 2004
Affaire d'Outreau: les
"experts" témoignent
Des experts qui ont examiné les accusés au
procès pour pédophilie d'Outreau ont été mis face à leurs contradictions,
hier, par les avocats de la défense. Les conclusions d'un psychologue et
d'un psychiatre entendus par la cour d'assises du Pas-de-Calais sur la
personnalité notamment de deux des 17 accusés se sont ainsi révélées
opposées.
Le juge d’instruction s’est tout de même
basé sur ces avis (lesquels ?) pour poursuivre son instruction à charge et
mettre des innocents en prison
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13 avril 2004
Les arbres en bout de
piste sont-ils dangereux ?
L'aéroport de Genève redoute les arbres en bout de piste pour la
sécurité des avions. Ainsi une forêt doit être rasée côté français
pour permettre l'allongement de la piste. Les écologistes qui sont
opposés au déboisement se sont installés dans les frondaisons.
Perplexes, les autorités françaises songent à se renseigner auprès des
experts de la DGAC sur la
meilleure et la plus rapide des méthodes à utiliser pour l'abattage des
arbres.
Par ailleurs, des agents de l'ONF en poste en Alsace ont déjà fait part de
leur compétence dans ce domaine.
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27 février 2004
Les passagers plus lourds que les sacs de sable
Le NTSB (sécurité des
transports US) souhaite que les compagnies aériennes pèsent dorénavant
leurs passagers. Trop d'avions voleraient en surcharge et les passagers
trop lourds seraient ainsi involontairement la cause de certains
crashs. Le poids calculé depuis des années est de 90 kg pour un passager
avec ses bagages à main. Chacun peut constater qu'on est souvent bien au
dessus..La FAA (USA) a fait ses calculs et estime que
c'est avec près de 97 kg qu'il faut compter désormais en moyenne. Est-ce
bien le chiffre exact et selon les destinations et la morphologie bien
connue des habitants de certains pays, peut-on raisonnablement parler de
moyenne ?
En tout état de cause, un bon pilote fera sa propre estimation selon la
destination du jour.
Et qu'en est-il des constructeurs d'avions qui calculent la rentabilité au
nombre de sièges pour une portance et une poussée de moteurs donnée ?
Et certaines compagnies aériennes qui ajoutent des sièges pour un même
type d'avion ?
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Décembre 2003
Boeing contre Airbus
En cette fin d'année 2003, la bataille fait rage entre Airbus
et Boeing. L'A 380 contre le 7E7 "Dreamliner".
Deux philosophies s'opposent entre Airbus soutenant le
transport de masse de "hub" à "hub"via des correspondances secondaires et
Boeing pour qui l'avenir passe par les lignes directes point à point avec
des avions longs et très longs courriers de plus petites capacités.
Qui aura raison dans l'avenir ? En attendant, voici un "signe
qui ne trompe pas" selon les Français: Des deux répliques du "Flyer" des
frères Wright qui ont volé pour le centenaire de l'aviation, seul l'avion
français a réussi sa démonstration alors que l'américain s'est crashé!
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27 juin 2003
Les lenteurs de la Justice...
Les experts judiciaires
du crash du Mont Ste Odile viennent ENFIN de penser que le récepteur DME
pourrait avoir eu un rôle capital dans l'accident en induisant les pilotes
en erreur quand à la distance réelle de l'avion à la piste. Croyant
celle-ci plus proche, ils seraient alors descendus plus rapidement au
dessus des Vosges.
Cette hypothèse avait déjà
été émise 6 mois après le crash en juillet 1992 par un autre expert très
décrié à l'époque, Norbert JACQUET, lors d'une émission sur France 3
Alsace.
Il aura donc fallu 11 années
de cogitations aux experts judiciaires pour se rendre à l'évidence. Il
est vrai aussi que les "experts" de l'association "ECHO" ont toujours nié
cette possibilité en limitant leurs conclusions à une dérive du VOR en
glissement latéral.
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CRASH de CONCORDE
Le
24 mai 2003
Les victimes du CRASH de HABSHEIM
auraient aimé bénéficier d’une
telle reconstitution, avec des pilotes d’essai et les mêmes témoins. Mais
c’était inutile puisque le lendemain de l’accident, le procureur de
Mulhouse
affirmait que l’avion était hors de cause.
AEROPORT
DE ROISSY (AFP) - Seize témoins du décollage du Concorde, le jour du
crash, le 25 juillet 2000, ont été convoqués vendredi matin à l'aéroport
de Roissy-Charles de Gaulle pour une "mise en situation" visant à vérifier
et préciser leurs témoignages.
L'opération a débuté à 09H30, sous la direction du juge d'instruction de
Pontoise (Val d'Oise) Christophe Regnard, en charge du volet judiciaire de
l'enquête.
Selon Xavier Salvat, le procureur de la République de Pontoise, "il
s'agissait de mettre les témoins oculaires, qui se trouvaient autour de la
piste le jour du crash, dans la même situation pour vérifier ce qu'ils ont
vu et comment cela se situe dans le temps et dans l'espace".
Le juge Regnard a ainsi fait placer six avions au même endroit où ils se
trouvaient le 25 juillet 2000, le long de la piste 2, a précisé la GTA de
Roissy.
Dans le cockpit de chacun des six appareils se trouvaient le pilote et le
copilote, ainsi que des gendarmes de cellules audiovisuelles spécialisées
qui ont filmé ce que voyaient les témoins depuis la cabine de pilotage.
En plus des douze pilotes et copilotes, deux pompiers, un conducteur de
grue et un employé chargé de la lutte aviaire ayant assisté au décollage
le jour du crash ont également été convoqués.
Le supersonique a décollé à 10H55 vendredi de la piste 2, qu'il n'avait
plus empruntée depuis la catastrophe. Il s'agissait d'un vol commercial
normal par ailleurs.
Après le décollage, les enquêteurs ont procédé à l'audition des seize
témoins, qui s'est achevée peu avant 14H00.
Vendredi après-midi, la délégation du juge Regnard, accompagnée des
gendarmes de la GTA, s'est rendue à Air France pour utiliser les
simulateurs de vol du Concorde, selon des sources aéroportuaires.
Cette opération permettra de reconstituer le plus précisément possible
ce qui s'est passé dans les minutes qui ont suivi le décollage qui a
abouti au crash le 25 juillet 2000.
Fin mars, le juge Regnard avait indiqué s'orienter vers une thèse
sensiblement différente de celle des conclusions du Bureau
enquêtes-accident (BEA).
Selon M. Regnard, une pièce métallique du train d'atterrissage du Concorde
aurait pu jouer un rôle dans l'accident du supersonique, causant
l'explosion des réservoirs. Le BEA avait conclu que l'explosion des
réservoirs était due à une projection de débris de pneus. |
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