Les nouvelles

 du crash de Habsheim et du monde de l'aviation

 
           
     

 

Une première en France, un CDB a été incarcéré 

 La Justice est passée et Michel ASSELINE a purgé sa condamnation de 10 mois de prison, sans aucune remise de peine, contrairement à certains de ses compagnons de cellule, voleurs et trafiquants.

4528 jours après le crash, tous les détenteurs de la vérité officielle ont donc pu enfin dormir sur leurs deux oreilles et rêver à la grandeur de l'aviation française. Leurs conceptions pertinentes de la sécurité aérienne, de l'enquête aéronautique et du coupable unique ont triomphé.

 
           
     

12 novembre 2007

Pluie de commandes à Dubaï

Au salon de Dubaï, dès les deux premiers jours, Airbus a engrangé plus de 300 commandes concernant l'ensemble de sa gamme: A380, A350 XWB et A320.

Les compagnies clientes sont toutes du golfe: Emirates, Saudi Arabian Airlines, Air Arabia, ainsi que deux sociétés de leasing: DAE Capital (Dubaï) et NAS (Arabie Saoudite). Ajoutés aux anciennes commandes d'Emirates qui se retrouve être le plus important futur utilisateur d'A380 avec 48 avions et Qatar Airways avec 80 A350 XWB, sans oublier Etihad Airways et quelques autres, ces pays du golfe vont détenir une flotte et une capacité de transport qui va largement dépasser le potentiel de passagers de la région. Alors pour qui ces avions sont-ils donc achetés ?

Reste l'idée de créer des "Hub" dans cette région, mais quand on voit l'engouement des compagnies et probablement demain des passagers pour les vols directs grâce aux B787 et A350XWB, la question est posée de l'intérêt d'un tel projet.

Les avions commandés aujourd'hui seront livrés dans 5, 10 ou 15 ans selon les modèles, une perspective plutôt lointaine pour une économie mondiale en crise.

 
           
     

8 octobre 2007

Les escrocs de la surtaxe

La JAL - Japan Airlines, première compagnie aérienne nippone se prépare à affecter environ 171 millions de dollars dans le paiement d'éventuelles amendes infligées par la justice américaine pour entente illicite autour de la fixation des surtaxes liées au prix du carburant, selon la presse japonaise.

Si on regardait d'un peu plus près, on trouverait surement d'autres grandes compagnie qui surtaxent sans  vergogne tout en affichant de très confortables bénéfices.

Il est avéré que dans le prix du billet d'avion, comme en politique, c'est l'effet d'annonce qui compte. Alors on enlève tous les frais réels ou imaginaires et on aboutit ainsi à ce que certains fassent même payer un petit plus de 20 € pour avoir droit à un siège devant une issue de secours. C'est aussi le seul endroit à bord où le passager n'est pas assimilé à une sardine en boite.

A quand un bakchich pour avoir le privilège de respirer de l'air pur dans un avion ?

 
           
     

6 octobre 2006

A380: Retard connu

Il y a deux ans, en septembre 2005, les problèmes concernant l’A380 étaient déjà évoqués discrètement par certains responsables de chez Airbus. Les essais en vol et par suite les livraisons, prenaient déjà 5 mois de retard suite au décalage de finition du 2 ième prototype (004). « Problèmes de câblage, avançait-on comme excuse, mais dus aux compagnies clientes qui veulent des équipements « sur mesure » qui s’avèrent complexes à mettre au point.

Ainsi, le diagnostic annoncé mettait Airbus hors en cause ! Mais simultanément, des centaines d’ingénieurs et de sous-traitants supplémentaires étaient embauchés  rapidement et discrètement. L’alerte était bien donnée sur de graves problèmes constatés et la suite était prévisible.

Aucun journaliste ni politicien n’osait pour autant poser de questions alarmistes. Tout simplement parce que ça ne se faisait pas avec Airbus.

 
         
     

19 septembre 2007

Dangereux ? Le Dreamliner

Une dépêche de l'agence Reuters du 18 septembre et repris par plusieurs médias en France énonce que selon un journaliste américain, Dan Rather, qui a interviewé un ancien ingénieur de Boeing et plusieurs experts du secteur, la structure du Dreamliner risquerait d'éclater dans l'hypothèse d'un crash et émettrait des substances chimiques toxiques en cas d'incendie.

"Le problème, ce sont toutes les inconnues qui ont été introduites puis écartées comme s'il n'y avait aucun souci", souligne Vince Weldon, ancien ingénieur du constructeur aéronautique américain, licencié après 46 années pour avoir trop critiqué le B787.

"Avec une structure composite, le fuselage ne se froisse pas, il éclate (...) le trou ainsi créé alimenterait les flammes (en cas d'incendie)", ajoute-t-il, alors que les structures traditionnelles en aluminium, froissées mais intactes, protègent mieux selon lui les passagers.

Boeing a répondu que les affirmations de Weldon n'étaient pas valides. "Ces matériaux sont sûrs. Ils sont testés, ils vont être certifiés", a indiqué une porte-parole du constructeur.

Oui, testés et vérifiés ! Comme l’avait été par exemple en son temps la dérive tout en composite de l’Airbus A 310 canadien d’ « Air Transat » dont une partie s’est brisé en vol et celle de l’A300/600 d’ « American Airlines » qui s’est brisée complètement, envoyant l’avion s’écraser au sol ?

 
         
     

 12 septembre 2007

Airbus à l'origine d'un crash

Au mois de juillet 2007, le déficit de la France s’est creusé selon les Douanes. Il est passé ainsi de 3,1 à 3,3 milliards d’€. L’explication serait en outre très simple : nous avons vendu moins d’Airbus.

Tous les produits industriels, agricoles, de luxe, d’armement ou autres compteraient « pour du beurre » dans la balance des paiements. Ce sont uniquement les ventes d’Airbus, plus ou moins importantes, qui font pencher la balance et les comptes dans le rouge ou le bleu.

Dans ce décompte, le seul bémol qui ne semble pas mis en avant par les douanes, le prix de vente des Airbus ne rentre pas dans les caisses de la France, mais dans celle de tous les coopérants au programme, dont près de la moitié d’ailleurs pour les seuls USA.

Malgré tout, selon les calculs des douanes, le crash du mois serait du à l’avion.

Une fois n’est pas coutume.

 
         
     

6 septembre 2007

Barrot allergique à l'eau de Lourdes

Confrontés eux-mêmes aux tracasseries souvent ineptes dans les aéroports, les eurodéputés ont réclamé  un assouplissement des règles strictes sur les liquides dans les sacs en cabine des passagers aériens, mais la Commission , par la voix de son super spécialiste, Jacques Barrot, commissaire européen aux transports bien connu, est restée ferme au nom de la lutte contre les risques d'attentats.

M. Barrot affirme que la menace terroriste reste une réalité,  en pratiquant l’amalgame et évoquant pèle mêle les anciens risques et les tentatives récentes déjouées au Danemark et en Allemagne. Il ne manque que l'attentat du "Hindenburg" pour conclure!

Sachant que jamais aucune preuve tangible n’a été apporté suite aux soupçons d’attentats prétendument déjoués à Londres et que les experts consultés ont souligné la quasi-impossibilité de doser en vol des explosifs liquides, surtout par des non-spécialistes, on peut se demander pour qui roule notre cher commissaire et qui inspire ses décisions orwelliennes.

En attendant, nos pandores et nos gabelous refusent d’embarquer les flacons d’eau de Lourdes à l’aéroport de Tarbes. La bêtise n’a pas de limites !

 
         
     

18 août 2007

Meeting à Habsheim

Ce week-end des 18 et 19 août, sous un soleil généreux, l’aérodrome de Habsheim renoue avec les meetings. Une exposition riche de dizaines d’avions, d’hélicos ou d’autogyres de toutes les époques ainsi que des baptêmes de l’air et  des présentations en vol animent  ces journées.

Plusieurs stands de ventes d’objets et de livres sur l'aviation attirent les fanas ou de simples curieux comme ce monsieur qui tombe en arrêt devant le livre de Norbert Jacquet, « Airbus, l’assassin habite à l’Elysée » et qui lance au vendeur : Un titre comme ça, c’est scandaleux, vous devriez cacher ce livre ou au moins le mettre sur le dos !

Comme quoi, même à Habsheim, à quelques centaines de mètres seulement du lieu de l’accident, les passions restent encore vives.

 

 
         
     

12 mai 1974

Premier vol Air France Paris-Toulouse en A 300

Un véritable orchestre avait été installé à bord d'un l'A300 à l'occasion du vol inaugural de l'A300 Paris-Toulouse. Comme quoi, Vueling n'a rien inventé!

On reconnaît à droite Claude Lalanne, DG adjoint d'AF, interviewé par Jean Peysieu et Yves Mourousi lors de l'émission de France-Inter. 4h de direct durant ce vol promotionnel de l'A300 spécialement équipé par Airbus industrie.

 
         
     

14 juillet 2007

L'A320 entre dans la danse

 

Les 180 passagers d'un vol Paris-Ibiza parti le 14 juillet au soir ont vécu 40 minutes « inoubliables ». Peu après le décollage, ils ont vu apparaître le DJ David Guetta et ses platines qui a transformé durant tout le vol un Airbus A320 en discothèque volante.

L'avion avait subi plusieurs modifications comme par exemple la transformation d'une partie du voltage et de l'ampérage du circuit électrique de l'appareil pour fournir du 220v/50Hz.

Les platines du DJ étaient fixées sur le chariot qui transporte habituellement les boissons servies à bord. Ainsi le son a pu être diffusé à travers le téléphone de cabine, celui là même qui sert à passer les ordres de l’équipage et des clips ont été projetés sur les écrans de présentation des consignes de sécurité.

Plus encore, les passagers, follement excités parait-il, ont pu détacher leurs ceintures et danser au milieu du couloir. L’histoire ne dit pas si l’avion a eu des soubresauts ni ne parle des réactions dans le cockpit.

La compagnie aérienne Vueling n’en est pas à sa première navigation extravagante. Elle a déjà organisé des vols avec défilé de mode et concert de musique classique en plein ciel.

Même les mélomanes de la DGAC ont fermé les yeux et….les oreilles !

 
         
     

14 juillet 2007

Les victimes d'Irkoutsk menacent Airbus en justice

Selon l’agence russe RIA Novosti, les proches des victimes et les survivants de l'accident de l'A-310 survenu en juillet 2006 à Irkoutsk pourraient déposer une plainte en justice contre le « géant aéronautique européen Airbus », a annoncé vendredi leur avocat Sergueï Polevoda.

"Nous étudions la possibilité de saisir un des tribunaux de la France où le groupe Airbus est enregistré", a-t-il indiqué.

L'avocat a précisé que les plaintes seraient déposées dans le cas où le parquet de la région d'Irkoutsk, en charge de l'enquête, établirait la responsabilité du constructeur européen. Cela dépendra aussi de la décision que prendra le tribunal de New York saisi fin 2006 par près de 200 proches des victimes et survivants à l'accident.

Un avion A-310 de la compagnie S7 qui effectuait une liaison entre Moscou et Irkoutsk n'a pas pu s'arrêter pendant l'atterrissage sur l'aérodrome sibérien. Il a quitté la piste à grande vitesse, percé la clôture en béton de l'aéroport et pris feu en percutant le bâtiment situé derrière la clôture. 125 des 203 personnes qui se trouvaient à bord de l'appareil ont été tuées. Voir ici

 
         
     

7 juillet 2007

Airbus attaqué en justice par une famille de victimes thaïes.

Selon www.lepetitjournal.com

Bangkok mercredi 4 juillet: Une famille thaïe veut poursuivre Airbus pour négligence dans un crash.
Après avoir vu une commande d’achat de huit avions transformée en contrat de leasing par le gouvernement thaïlandais, le constructeur aéronautique Airbus se voit maintenant attaqué en justice. La famille d’un ancien député démocrate, Tawat Witchaidit, tué dans le crash d’un Airbus A300-600 de la compagnie Thai Airways en 1998, entend en effet poursuivre Airbus Industrie pour malfaçon dans la construction de l’avion en question. Elle réclame 97,43 milliards de bahts (environ 2,25 Md€) en réparation du préjudice subi. Cité par le Bangkok Post, l’avocat de la famille aurait mis en cause des défauts de construction ainsi que la qualité des informations transmises par le constructeur à l’équipe de pilotage. Le tribunal se prononcera le 12 novembre prochain pour dire s’il accepte ou non la demande. Le vol TG261 ralliant Bangkok à Surat Thani s’était écrasé le 11 décembre 1998 par gros temps près de l’aéroport de Surat Thani dans une plantation. 101 passagers avaient trouvé la mort, et quarante-cinq autres avaient été blessés.

 
         
     

18 juin 2007

Au salon du Bourget les commandes pleuvent

Au salon du Bourget, c’est la fête !

Des Airbus comme s’il en pleuvait. Des commandes record. Airbus retrouve la santé. etc… commente la presse française, heureuse et satisfaite. Comme si c’était elle qui marquait des points face à Boeing.

Mais il faut raison garder. D’abord, c’est de bonne guerre pour les constructeurs de stocker les contrats pour créer un effet d’annonce au moment du salon du Bourget. Deuxièmement, et c’est moins correct, certains annoncent les intentions d’achat, puis les engagements et enfin les commandes fermes, ce qui fait trois annonces pour les mêmes avions.

Dans les 339 commandes proclamées d’Airbus, 120 ne sont que des intentions d’achat à confirmer.

Et puis la commande de 80 A350XWB du Qatar avait déjà été annoncée  par l’Elysée il y a une dizaine de jours, celle d’Air France pour une trentaine d’A320 également et US Airways ne fait que confirmer une ancienne commande d’A350 bloquée pour cause de « Chaptel 11 », la protection américaine contre les faillites.

Si Airbus a retrouvé le chemin des commandes et la santé, tout le monde s’en réjouit, mais la méthode Coué, celle là même qui a permit durant des années de camoufler les difficultés de l’entreprise doit cesser. Le langage de vérité doit primer sur les effets d’annonces. D’autant que Boeing continue réellement, lui, d’engranger  des commandes de B737, B787 et B777 sans effets de manches. Peut-être qu’il en a moins besoin.

Et le salon n'est pas fini. Attendons avant de tirer le bilan!

 
           
     

Janvier 2007

Le procès en Appel du Crash du mont sainte Odile


Après le procès en première instance tenu à Colmar en mai et juin 2006, le procès en Appel aura lieu entre le 16 octobre et le 2 décembre 2007, toujours à Colmar.

L'audience devrait en principe être présidée par Claudine Krieger-Bour qui a déjà eu à juger du crash de Habsheim lors du procès en Appel en janvier 1998. Une première expérience aéronautique qui pourrait éventuellement l'aider pour ce second crash d'Airbus A320. Le ministère public devrait, lui, être représenté par François Jurdey, avocat général assisté de Claude Lafont, substitut.

Le procès aura lieu dans la salle des assises, rénovée entre temps, rue Berthe Molly, au même endroit que les deux procès du crash de Habsheim.

 
           
     

3 janvier 2007

Scandale indonésien

 

 

24h après le crash, les autorités indonésiennes ont annoncé la découverte de l’épave du B737 de la compagnie ADAMAIR et la survie de 12 personnes. Après vérification, il s'avère que rien n'est vrai.

Imaginons le ressenti des familles au démenti quelques heures plus tard !

Il est totalement irresponsable de colporter ainsi des informations aussi graves sans doute dues à un effet d’annonce voulu par quelques uns.

Dans cette région boisée et montagneuse, circonstance aggravante, l’absence de signal d’une balise de détresse rend la découverte du lieu de l’accident encore plus difficile. Pourtant, alors que chaque accident doit apporter ses leçons et ses correctifs,  depuis 1992 et le crash du mont sainte Odile, on sait qu’il faut renforcer la protection des balises de détresse pour accélérer le repérage d'une épave et avoir des chances de retrouver des survivants. Qu’a-t-on fait depuis ?

Alors, phrases de circonstance et vaines paroles que celles des autorités de tutelle lorsqu’elles prétendent que les enquêtes-accidents ont comme but essentiel d’éviter le renouvellement d’accidents similaires ?

Que signifient donc les très théoriques échanges entre les autorités aéronautiques de tous les pays, la concertation pour les listes noires, la chasse aux moutons noirs et aux charters dangereux ?

Ce scandaleux dérapage indonésien prouve encore s’il en était besoin l’énorme chantier existant pour améliorer la sécurité aérienne dans le plus grand respect de ceux qui font vivre cette industrie, les passagers.

Que l’année 2006 avec plus de 4 milliards de passagers ait connu moins d’accident que 2005 et se retrouve avec un nombre de morts identique à l’année 1963 ne doit pas faire baisser la garde. Chaque accident est de trop et tout passager a droit à l’attention totale et complète des services officiels en toutes circonstances.

Les familles qui attendent dans le hall d’un aéroport un être cher et un avion perdu qui n’arrivera jamais le rappellent avec force.

 
         
     

31 décembre 2006

Interdits de parole

2006 : une année qui s’achève tristement pour la liberté de parole et donc la liberté tout court. Nos amis François et Henri qui ont eu le courage de dévoiler  "Les dossiers noirs du transport aérien" sont poursuivis en diffamation.

Peu importe par qui d’ailleurs, puisque c'est le principe même de cette méthode de plus en plus courante directement inspirée des années noires de l’histoire de France et de « big brother » qui est condamnable.

Indigne d’une vraie démocratie puisqu’elle favorise les méthodes des cafards et des délateurs, gênés par la divulgation de la vérité.

Le plus triste est que cette manière de faire s’est développée grâce aux jugements favorables pour des plaignants-lopettes qui estaient plutôt que d’affronter l’adversaire.

Chacun dorénavant doit contrôler ses propos comme dans les pires dictatures policées afin de ne pas être poursuivi en justice et en dommage et intérêts, l'objectif recherché.

Ainsi les combines, magouilles et crimes en tous genres ont un bel avenir dans notre merveilleuse république bananière.

La loi du silence s'impose, la chape de plomb de l’omerta est tombée, rideau!

L’avenir est aussi noir que les dossiers interdits d’être dévoilés.

Une pensée de George ORWELL à méditer:

"Si la liberté a vraiment un sens, c'est le droit de dire aux gens ce qu'ils ne veulent pas entendre"

 
           
     

24 décembre 2006

650 passagers bloqués

Selon le "Nouvel Obs", près de 650 passagers se sont retrouvés bloqués à Orly et CDG la nuit précédent Noël. En cause officiellement, un engorgement au contrôle des bagages.

Pour ces familles, c'est un réveillon compromis, des vacances probablement ratées pour de banales raisons dites de sécurité. L’alerte au foie gras et à la pâte dentifrice a été renforcée, peut-être ?

Mais mon petit doigt me dit que peut-être, après l’enquête des journalistes de France 3, il y aurait pu avoir un excès de zèle, qui sait ?

Sachant que pour les fêtes de fin d’année l’afflux dans les aéroports est toujours prévisible, il est étrange que nos autorités de tutelle se soient laissé surprendre ainsi. L’ont-elles été vraiment d’ailleurs ?

Mais prendre ainsi des familles en otage a de quoi dégouter de prendre l’avion, le seul mode de transport qui utilise des auxiliaires de sécurité formés à une vitesse supérieure à celle de notre supersonique national tristement disparu.

 
         
     

23 décembre 2006

Le contrôle gruyère

Encore une fois, un journaliste vient de faire la preuve que les contrôles dans les aéroports sont inefficaces. Dans un reportage diffusé sur France3 le 22 décembre, à Orly et à CDG, bombe et cutters ont été embarqués dans des avions au nez et à la barbe des agents de sécurité, ceux-là même qui refusent parfois l’embarquement aux grabataires ( lire ci-dessous "Bêtise réglementaire à Orly").

Au-delà des grandes déclarations sécuritaires, des dépenses démesurées et des fouilles souvent vexatoires pour les passagers et les équipages, il est de nouveau prouvé qu’en France, c’est un peu comme en Suisse, le gruyère est bien un produit national.

Quand des bagagistes peu scrupuleux peuvent piller des valises durant des mois par ici, des personnes non accréditées arriver à accéder aux pieds des avions par là, lorsque des passagers embarquent pour une destination qui n’est pas la leur, ou quand il faut plusieurs jours pour découvrir le corps d’un passager clandestin entre les roues d’un avion, il s'avère totalement ridicule qu’au nom de la sécurité, des consignes imbéciles font confisquer aux bons pères de familles et aux dames patronnesses le foie gras, le camembert ou le shampoing.

A quand un peu de bon sens ?

 
         
     

15 décembre 2006

Bêtise réglementaire à Orly

 

 

 

 

 

En septembre dernier, alors qu’il est en vacances à Fréjus, un monsieur de 70 ans est victime d’un infarctus. Transporté à l’hôpital pour les premiers soins, une infection urinaire est alors détectée par les médecins. Celle-ci doit être soignée avant toute opération cardiaque et notre patient se retrouve au service réanimation pour des soins intensifs.

Quelques jours plus tard, il va demander à être rapatrié à l’hôpital de Mulhouse, près de son domicile. Sous perfusion, couché sur un brancard et accompagné d’un médecin de Mondial-assistance, il est conduit en ambulance à l’aéroport de Toulon vers 7h du matin d’où il est évacué en avion vers Orly.

Là, en attendant le vol régulier vers Strasbourg, notre malade est emmené à l’hôpital de l’aéroport où l’on vérifie son état de santé. Tout est normal jusque là, mais lorsque l’ambulance roule vers l’avion, elle est arrêté par une femme de la PAF qui annonce être tenue de faire une palpation de sécurité, plan Vigipirate oblige.

Oui, mais voilà, le malade est un homme, qui plus est, dans une tenue indécente puisqu’il ne porte qu’une chemise d’hôpital sur lui.

Le cerbère décide d’appeler à l’aide un mâle de la profession qui, offusqué, refuse lui aussi de toucher un homme presque nu. On se demande alors où il aurait bien pu cacher son éventuelle ceinture d'explosifs.

Mais règlement-règlement, pas question d’accéder à l’avion si on n’est pas fouillé à corps et le médecin accompagnant ne fera pas dévier d’un iota l’intransigeance des pandores malgré les multiples coups de téléphone qu’il va donner pour expliquer la situation.

Et notre malade, impuissant sur son brancard, regarde au loin décoller l’avion de Strasbourg. Il va rester encore à attendre deux heures en plein soleil avant d’être transporté par la route jusqu’à Mulhouse, à 500 km, où il va arriver vers minuit, plus de 17h après son départ de Fréjus.

Une réclamation a bien sûr été transmise, mais selon la réponse officielle, ce serait le médecin accompagnateur qui aurait refusé toute palpation corporelle par un agent de sécurité.

Chacun sait bien qu’ils ont tous des connaissances médicales approfondies mais au moins, on est certain maintenant que grâce à leur vigilance, aucun terroriste déguisé en malade ne risquera jamais de saboter le moindre avion français.

 
         
     

6 décembre 2006

Lufthansa commande 40 B 748

 

 

 

 

 

Officiellement annoncé pour combler la capacité entre ses A340 et A380, Lufthansa vient de commander ferme 20 B747-800 plus 20 autres en option. Le dernier né de Boeing est ainsi lancé dans sa version passagers puisque seule la version cargo avait fait l'objet de commandes à ce jour.

Le B747-800 sera aménagé pour 467 passagers (50 de plus que le B747-400) et va profiter des études réalisées pour le "Dreamliner" avec une nouvelle aile et de nouveaux moteurs augmentant ainsi de façon notable les performances de la précédente version 400.

Le retard pris par les livraisons attendues de ses 15 A380 n'est sans doute pas étranger à ce retournement de fournisseur alors que Lufthansa était la compagnie possédant la plus grande gamme d'avions Airbus dans sa flotte. Tous les modèles ont fait ou font partie de sa flotte. Des indiscrétions font état que pour décrocher ce contrat, Boeing a consenti un rabais de 30% sur le prix catalogue.

Un très gros cailloux dans le jardin d'Airbus!

 
           
     

4 décembre 2006

Chercher des sous

Louis Gallois, président d’Airbus, confirme le 4 décembre le manque d’argent d’Airbus pour lancer son programme A 350. Toutes les pistes sont d’ores et déjà acceptées comme hypothèses pour trouver les 10 milliards nécessaires à ce programme équivalent au coût actuel de développement de l’A 380.

Alors que ce dernier a été lancé pour dominer le marché du très gros porteur qui n’en attendait sûrement pas tant, l’A350 correspond-il aujourd’hui financièrement à une nécessité industrielle d’Airbus, sauf à maintenir un effet de gamme ?

La vision à long terme telle qu’Airbus l’a bien compris à l’époque du lancement de l’A320 impose des investissements très importants demain et après-demain pour trouver justement la formule parfaite du successeur de ce best-sellers.

On a l’impression que le consortium part pour un 400m alors que la course va en faire 5000.

La réussite industrielle se marie bien mal avec la gloriole.

 
         
     

Lundi 4 décembre 2006

Une souscription pour l'A350?

 Les difficultés d'Airbus à boucler le financement de son projet A350 ont ému le cœur de chaque Européen. A l'heure du téléthon et pour aider Airbus à construire son projet "Dreamliner bis", pourquoi ne pas lancer une souscription à l'échelle européenne afin de lever les fonds nécessaires. Mais que les donateurs aient bien conscience que ce n'est qu'une étape, il faudra recommencer l'opération dans quelques années lors du lancement du successeur de l'A320, autrement plus important pour l'avenir du constructeur européen.

Que celles et ceux ayant des amis chinois, russes ou moyen-orientaux passent le mot.

 
         
     

23 novembre 2006

AF va agrandir sa flotte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le plus grand secret, Air France fait étudier par Boeing une version agrandie du 747 pour compenser le retard de l'A380.

L'augmentation du trafic de la compagnie nationale ne lui permet plus d'attendre les livraisons de l'A380 toujours reportées. La flotte long courrier a un besoin urgent d'un module plus grand et Boeing se serait aussitôt dit intéressé alors que d'autres compagnies suivent les essais de près.

La capacité pourrait atteindre 850 passagers en classe unique, soit légèrement plus que l'A380. Ce B747-850 ne serait en fait qu'un projet ancien remis au goût du jour et pourrait arriver très vite sur le marché si les essais actuels se révèlent concluant, ce qui semble être le cas.

Boeing met les bouchées doubles avec tous ses moyens humains et matériels sur ces essais, n'ayant pour l'instant aucun autre projet majeur en test.

Air France financerait une partie du contrat avec Boeing en décalant ses options sur chaîne de l'A380, les vendant à Lufthansa.

Ceci n'est qu'une galéjade, vous l'aurez compris

 
         
     

19 novembre2006

Empoisonnement

L’info dans le journal « Libé » sur l’empoisonnement d’un passager par un produit toxique proche du Destop sur un vol AF Bordeaux-Paris a déclenché un record d’avis, près d’une centaine, dans le courrier des lecteurs du journal. Une majorité écrasante se dégage pour stigmatiser l’attitude de la compagnie  et de l’équipage dans cette affaire. D’après les opinions envoyées sur le web, AF n’a pas la côte, loin s’en faut et à part les employés de la dite compagnie, peu de lecteurs prennent sa défense.

Des accusations de comportement "hautain" ou "dédaigneux" et "d’arrogance" sont majoritaires. Comme si de nombreux passagers, habitués de la compagnie, attendaient depuis longtemps l’occasion d'exprimer leur opinion.

Sans connaître encore les détails de cette triste affaire et indépendamment de toute application du règlement, de la nationalité ou des doutes sur la gravité de l’état du malade, l'essentiel n’est-il pas de s’occuper avant tout, en urgence et au mieux d’un passager, le gagne-pain de base de la compagnie ?

L’urgence, en vol, n’est-elle pas en priorité absolue, de parer au pire, de prendre toutes les mesures conservatoires avant de penser à une image de marque ou à une pseudo réputation ? Le passager est bien à la merci de l’équipage durant tout le vol et l’infantilisation ne doit pas dégénérer en mépris.

AF n’a certainement pas empoisonné volontairement un de ses passagers, bien sûr, pas plus que le passager n’a ingurgité volontairement un produit toxique, il y a bien d’autres manière plus agréables de se suicider, alors évitons les polémiques imbéciles. Soulignons quand même la méconnaissance traditionnelle de certaines langues étrangères dans les équipages français, la méfiance de l’étranger et le mépris du passager qui toujours, ne reste que le « cochon payant » qui brigue l’honneur d’être l’hôte de la merveilleuse compagnie qui « fait du ciel le plus bel endroit de la terre. »

Les victimes d’accident d’avion d’AF le savent très bien.

 
         
     

19 novembre 2006

Pax clandestin

Un passager clandestin camerounais a été découvert à Roissy dans le puits du train d'atterrissage d'un avion long courrier d'Air France. Ce malheureux candidat à la société de consommation était mort depuis 4 jours lorsqu'il a été identifié.

Personne, ni mécano, ni équipage, ni personnel au sol n'a donc eu la curiosité d'inspecter cet endroit stratégique durant 4 jours? Plan "Vigipirate" ou pas, il serait bon d'arrêter de prendre tous les passagers en otage de pseudos plans de sécurité lorsque se déroulent de telles impasses juste à côté.

On prend vraiment les passagers pour des demeurés en les faisant passer par des contrôles tatillons dont tout le monde sait qu'ils sont totalement inutiles face à une personne décidée à commettre l'irréparable!

Il est vrai que le parapluie est l'arme préférée de nos décideurs, administrations et politiciens.

 
         
     

Mercredi 1er novembre 2006

La folie sécuritaire

La folie sécuritaire

Rien n'est jamais venu sérieusement étayer les menaces d'attentats à la bombe liquide de Londres. Aucun flacon, aucune formule chimique, aucun mode d'emploi n'a été montré par les policiers anglais. D'ailleurs les plus grands spécialistes restent incrédules quand à l'hypothèse même de l'explosif liquide manié par des amateurs.

Mais notre DGAC, toujours aussi vigilante et pleine de célérité lorsqu'il s'agit de sécurité, nous impose dorénavant ses nouveaux règlements. http://www.dgac.fr/html/oservice/surete_test.htm

Les biberons et les p'tits pots échappent encore pour le moment à cette folie sécuritaire, mais pour combien de temps encore ? Demain, endormis, nos bambins voyageront-ils en soute ?

On se doute aussi que la prise de médicaments va être surveillée attentivement par l'équipage.

J'oubliais, les bouteilles achetés dans les boutiques HT échappent, elles, au contrôle, business oblige.

 
           
     

Lundi 9 octobre 2006

Les causes du crash du mt ste Odile

 

Etranges conclusions du tribunal de Strasbourg pour débouter l'association ECHO de sa plainte contre l'état français pour procédure trop longue: 14 ans pour arriver au procès. Eh bien, le tribunal relève tout bonnement dans ses attendus:

« …que l’AIRBUS A320 présentait à l’époque un caractère tout à fait innovant, sinon révolutionnaire, et qu’il n’avait ainsi pas encore atteint sa maturité… »

« Les problèmes, voire les faiblesses de cet appareil n’étaient pas encore bien connus et identifiés par le constructeur lui-même… »

Pourquoi n'applique-t-on pas logiquement ces préceptes à l'A320 de Habsheim 4 ans auparavant?

 
           
     

Mercredi 13 septembre 2006

Airbus vendu aux Russes?

Le Russe veut manger Airbus

La Russie, nouvel actionnaire d'EADS depuis quelques semaines avec une part de 5%, a suggéré le 12 septembre qu'elle pourrait chercher à obtenir "une minorité de blocage" dans le consortium afin de peser sur ses décisions.

Après le désengagements de certains actionnaires historiques, la création d'une chaîne de montage en Chine, Airbus n'est-il pas en train de se vendre par appartements pour continuer de financer tous ses projets ?

 
           
     

Dimanche 16 avril 2006

La sécurité s'interprète

Selon sa vision du monde de l'aviation, ses amitiés dans le milieu et ses centres d'intérêt, chacun analyse à sa manière la sécurité aérienne et les actions diverses de tous ses acteurs qui font que vous partiez en vacances de rêve. La question qui surgit quand les choses tournent mal : la faute à qui et surtout, comment aurait-on pu éviter à 90% que le drame ne se produise?

Il est intéressant de comparer les positions sur un sujet aussi important que la sécurité des passagers, l'une par un ancien pilote de ligne sur un site de T.O., la seconde sur un site de référence pour les questions aéronautiques et la troisième par une enquête journalistique. A chacun de se faire son opinion.

http://www.tourmag.com/Aerien-et-securite-continuons-a-prendre-l-avion-!_a12298.html

http://www.eurocockpit.com/archives/indiv/E006995.php

http://transportaerienledossiernoir.blog.20minutes.fr/archive/2006/04/13/nous-on-aime-bien-les-chevaliers-experts.html

 
           
     

Mercredi 12 avril 2006

Club 320 à STR

Il va falloir trouver un nom de baptême pour le TGV Est Paris-Strasbourg, et un groupement d’élus, de chefs d’entreprise et d’universitaires se penche hardiment sur la question dans la capitale alsacienne. Tous ces cerveaux en ébullition sont réunis au sein d’une association au nom prédestiné : « Club 320 ».

« 320 » ce sont les km/h de la vitesse du futur TGV et non pas comme vous pourriez le croire comme le nom d’un avion qui s’est crashé à Strasbourg en 1992 et dont le procès va se dérouler au mois de mai prochain.

Si nos élites suivaient un peu plus l’actualité, ils auraient pu éviter cette maladresse. La vie est aussi faite de symboles.

 
         
     

23 février 2006

L'avocat et les experts

Dans l'affaire de Habsheim, Maître Soulez-Larivière a été l'avocat de la DGAC, de MM. Daniel Tenenbaum et Claude Gérard (Voir l'historique du crash pour plus de renseignements) au cours des différents procès engagées. Il est bien entendu un des plus ardents défenseurs de la cause officielle du crash, démontrée par les experts judiciaires désignés par les juges d'instruction. Il est d'autant plus savoureux de lire ces mots prononcés par lui le 27 janvier 2006 au cours d'un débat en ligne sur Internet organisé par le journal "Le Monde":

Un journaliste: Vous avez écrit que les experts judiciaires (psychologues, psychiatres...) étaient, selon vous, de "véritables auxiliaires de l'accusation" (je cite de mémoire...). En réalité, on serait en droit d'attendre d'eux une impartialité, un regard distancié, une neutralité dont vous dites qu'elle est bien souvent absente... Comment peut-on expliquer ce fait ? Et comment faire pour y remédier ?

DSL: "C'est parce que les experts sont choisis en fait par l'accusation, payés par l'accusation, et qu'ils soutiennent forcément une thèse. Et de surcroît, ce ne sont pas les meilleurs dans leur spécialité. Car l'expert judiciaire en France n'est pas expert tout court. Donc on a des gens payés par l'accusation, qui cherche ce que l'accusation veut trouver, et qui délivre des rapports estampillés avec le tampon "vérité d'Etat". Depuis quarante ans de profession, j'ai peut-être vu une fois ou deux des experts s'opposer à la pensée dominante de l'accusation. Donc il faut complètement redéfinir l'expertise judiciaire et la rendre contradictoire, avec des gens qui n'ont pas un client, mais plusieurs, qui ne sont pas du même côté. A moins que, comme dans les pays anglo-saxons, l'accusation ait son expert et la défense, le sien. Ce qui suppose que l'Etat paie l'expert de la défense quand le client n'a pas d'argent."

 
         
     

22 janvier 2006

Outreau et Habsheim

« Le juge n’a instruit qu’à charge » « Il ne retenait que ce qui allait dans son sens » «  Il refusait les contre-expertises, même évidentes qui n’allaient pas dans son sens » a-t-on entendu entre autre lors de l’audition des victimes du crash judicaire D’Outreau. Et les avocats, le lendemain d’enfoncer le clou ;  « Il y a un mini-Outreau par semaine ».

J’arrête là les citations car vous voyez comme moi les parallèles à faire avec d’autres affaires. La recherche systématique de l’aveu mène aux pires excès et la présomption d’innocence  disparait dans la plupart des affaires « médiatisés ».

Dans l’affaire de Habsheim, des experts extérieurs à la liste officielle et la réalisation des reconstitutions demandées auraient probablement changé les conclusions de l’enquête, mais le voulait-on ?

Et puis, « l’esprit de corps » des magistrats n’a-t-il pas joué pleinement au détriment d’une curiosité pourtant inhérente à leur vocation ?

 
           
     

12 septembre 2005

La justice pour le Mt Ste Odile

le dossier sur ce site

 

 

ECHO en justice

Le président de l'association ECHO des victimes du crash du Mt Ste Odile est révolté. Il y a 4 ans, une plainte avait été déposé par l'association contre le gouvernement français pour lenteur excessive de la justice car la date du procès n'est toujours pas fixée 13 ans après l'accident, et l'audience se tenait aujourd'hui. Dès le début des débats au tribunal administratif de Strasbourg, le procureur annonce le report de l'audience à la fin novembre car....il ne connaît pas le dossier.

Il n'a peut-être jamais entendu parler de l'accident, à 10 km à vol d'oiseau de son bureau ? Il est vrai que lorsque l'on met 5 heures pour trouver l'épave et sauver une partie des rescapés, il est moins étonnant que certains n'imaginent les questions aéronautiques que loin, très loin de leurs préoccupations. Comme l'a dit Alvaro Rendon, écœuré à la sortie du tribunal, " Si on nous traite ainsi, que va-t-il se passer pour les familles des victimes des accidents de Charm el cheik et de la Martinique ?"

 
           
     

 12 juillet 2005

Le crash de Habsheim, on en parle encore !

  basse déf     haute déf

 Un journal reflet de l'histoire

Les DNA (Dernières Nouvelles d'Alsace) ont consacré une page entière au crash de Habsheim le 12 juillet. Un excellent papier ! Preuve qu'il existe donc encore des journalistes dignes de ce nom qui refusent de "gommer" l'existence même de cet accident. A contrario par exemple, l'Encyclopédie du web "Wikipedia" dresse la liste de tous les crashs et devinez lequel manque sur la liste ? Mais un jour la "perestroïka" est arrivée en URSS. Les tenants de la "bonne parole" officielle devraient y penser. Personne n'est à l'abri.

 
           
     

JC Spinetta double son salaire

Spinetta prépare ses vieux jours

Le PDG Jean-Cyril Spinetta, qui a jugé que payer ses dettes auprès les rescapés du crash de Habsheim coûtait trop cher à la compagnie Air France vient de voir son salaire quasiment doubler en un an. Il passe à 710 000 €, soit à peu de chose près l'équivalent du prix payé par plus de 3000 passagers de vols moyen-courriers ou encore la rotation de 25 Airbus rien que pour lui !

 
           
     

20 mai 2005

La guerre Airbus - Boeing: la face cachée

Et si Boeing voulait "tuer" Airbus ?

Et Boeing repart a l'offensive contre "les subventions" d'Airbus pour l'A 350. En fait il faut lire cet échange à fleuret non moucheté comme deux  philosophies opposées. Airbus veut croire à son projet, après avoir d'ailleurs longtemps snobé le créneau de ce module, et donc pense pouvoir rembourser sur une longue série les "avances remboursables".

Boeing pense au contraire que l'A 380 ayant vidé les caisses d'Airbus, l'A 350 ne peut être qu'un simple A330 amélioré, un projet au rabais en quelque sorte, et donc sans avenir face au B 787, si les finances publiques des États européens ne suivent pas pour en faire un avion nouveau.

Comme Boeing voudrait "tuer" Airbus, il se bat  sur tous les plans pour l'empêcher de lancer un programme novateur qui pourrait compenser une baisse de commandes de l'A380 qu'il estime inéluctable sur un marché qui ne demande pas un géant des airs en grande quantité.

Un souci de plus pour certains chez le constructeur de Toulouse qui soutiennent encore que Airbus est et doit rester  franco-français.

 
           
     

21 avril 2005

AF étouffe sous les billets gratuits

Air France indiquait mercredi 20 avril 2005 qu"'au 31 mars 2004, les dettes cumulées d'Air France (80 millions d'euro) et de KLM (34 millions d'euro) correspondant aux miles acquis par leurs membres respectifs s'élevaient à 114 millions d'euro".

On se souvient que depuis 3 ans, JC Spinetta refuse de régler sa dette d'honneur aux passagers rescapés du Crash de Habsheim: Quelques dizaines de billets, pourtant promis en dédommagement des fautes lourdes de la compagnie. Quelle merveilleuse entreprise qui va bientôt être obligée d'organiser des vols spéciaux pour honorer les billets gratuits découlant des miles obtenus!

 
           
       

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