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Le 16 septembre
2007 vers 16 h locales, le MD-82 immatriculé HS-OMG de la compagnie
thaïlandaise à bas prix One-Two-Go, vol OG-269, qui
transportait 123 passagers et sept membres d'équipage,
s'est écrasé et a pris feu en tentant d'atterrir sous
une pluie battante et des vents violents à l'aéroport international de Phuket.
Il venait de Bangkok.
Après une remise
de gaz ratée et semble-t-il une vitesse et un taux de
chute excessifs, l'avion a quitté la piste, s'est brisé en
deux au contact des arbres bordant la piste et a pris
pris feu. De nombreux passagers, pris dans les flammes
et bloqués dans la carlingue ont péri, brûlés vifs.
Dans cette région
très touristique, l'avion transportait beaucoup
d'étrangers et le premier bilan fait état de 89 morts
dont 57 étrangers ainsi que de 41 survivants dont 26
étrangers, quasiment tous blessés et transportés dans
les hôpitaux de la ville. Près d'une dizaine de nationalités sont ainsi
concernées par le drame.
Rapidement les
deux boîtes noires sont récupérées et envoyées aux USA
pour décryptage. "Nous espérons avoir les résultats
d'ici sept jours ", s'est empressé d'indiquer le
vice-président de One-Two-Go, Kajit Habanananda devant
l'inquiétude des autorités pour la fréquentation
touristique à peine remise des conséquences du tsunami
de noël 2004.
L'aéroport a été
fermé immédiatement durant 24 h entraînant le blocage de milliers de
passagers dans la quasi totalité des aéroports du pays. |
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Aussitôt après l'accident s'est
enclenchée une attaque médiatique en règle contre
les compagnies low-cost en général et celles de
Thaïlande en particulier, crées après l'ouverture du
ciel à la concurrence en 2002. Etaient dénoncées en
vrac le défaut de formation des équipages et
d'entretien des appareils ainsi qu'une
administration de tutelle laxiste. La mise sur liste
noire européenne de "Puhket Air" en 2005 a achevé de
noircir la réputation de l'aviation Thaï.
Dans ce pays aux piètres
infrastructures routières, l'avion est très utilisé
par toute une frange de la population grâce aux prix
pratiqués par les compagnies low-cost en comparaison
de ceux de la THAI Airways officielle.
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Cet accident à l'atterrissage fait
suite à beaucoup trop d'autres arrivés récemment et
dus au mauvais temps, à la pluie et au vent. Les
pilotes seraient-ils devenus mauvais ou sont-ils
obligés de "tenir la montre" pour se poser dans les
pires conditions ? |
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L'avion accidenté, le MD-82 immatriculé HS-OMG. |
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La piste de Phuket, 3000 m de long, 45 m de
large |
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Le lieu du crash dans la zone même de l'aéroport
a permis l'arrivée rapide des premiers secours même si après un
tel choc, la cassure du fuselage et le déclenchement immédiat
d'un incendie, c'est une question de secondes plutôt que de
minutes pour décider de la survie de nombreux passagers. |
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Pour plusieurs dizaines de personnes, il
n'y a plus rien à faire, la violence du choc et l'incendie ont
rendus vaine l'action des sauveteurs.
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Dans les instants qui ont suivis le crash, un certain flottement
a fait croire à un nombre inférieur de victimes, mais de 61, on
est passé à plus de 80, puis à 89 morts. |
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Non seulement le fuselage s'est brisé en deux gros morceaux,
mais il a éclaté pour partie sous l'impact. |
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Les opérations de secours se poursuivent
la nuit tombée, il manque plusieurs corps de passagers qui
peuvent être coincés sous les tôles tordues. Sur l'image de
droite, c'est l'arrière de l'avion qui est découpé à la
cisaille. |
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Plus
de 40 blessés, plus ou moins gravement atteints ont été
dirigés vers les hôpitaux. La plupart d'entres eux
racontent les visions d'enfer vécues dans l'avion.
Plusieurs témoignages se font même en direct vers l'Australie
ou la Suisse.
"Les gens hurlaient. Il y avait le feu dans la cabine et
mes vêtements se sont enflammés"
a raconté Robert Borland,
48 ans, un miraculé suisse résidant en Australie.
"J'ai réussi à me traîner jusqu'à une sortie où un autre
rescapé m'a tiré hors de l'appareil".
"Juste
avant que nous touchions la piste, nous avons senti que
l'avion tentait de reprendre de la hauteur et il a
dérapé hors de la piste",
a raconté ce rescapé, qui
a réussi à extraire son épouse alors à demi consciente
de la carlingue par une issue de secours.
"Il y avait un homme derrière nous, il était en
flammes",
a-t-il poursuivi. |
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Les
corps carbonisés ont été placés temporairement dans
l'aéroport de Phuket, car il n'y avait pas assez de
place dans les hôpitaux.
«C'est un problème, parce que nous manquons de
réfrigérateurs dans les hôpitaux pour y mettre les
corps. Tous les cadavres ont été placés dans
l'auditorium du terminal de l'aéroport de Phuket», a
déclaré le ministère de la Santé, Mongkol Na
Songkhla.
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Comme à chaque accident, nous
assistons aux mêmes dramatiques scènes de
désespoir de la famille et des amis venus
attendre confiants à l'aéroport l'arrivée de
l'avion.
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Devenu une habitude
depuis peu, à chaque accident, la
liste des passagers est publié sur
Internet, bien plus rapidement que
les autorités françaises, par
exemple, n'installent une cellule
d'information des familles pour les
ressortissants nationaux passagers
du vol.
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Mercredi 19 septembre, 3 jours après l'accident, le
Ministre des transports Thaïlandais a annoncé que les
familles des victimes toucheraient 130 000 $ chacune
versés par la Llyod, assureur de "One-Two-Go". Les
dirigeants de la compagnie annoncent aussi vouloir payer
tous les frais médicaux des blessés, les obsèques des
passagers décédés ainsi que les déplacements des
familles des victimes vers Phuket. |
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Connaissant l'enjeu du
tourisme dans le pays, il est compréhensible que les
autorités fassent un effort tout particulier pour
garantir les mêmes normes aéronautiques internationales
aux passagers des compagnies locales.
Des indemnisations sous-évaluées en
auraient rajouté à la mauvaise réputation des low-cost
locales déjà étalée partout. |
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