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20 ans après
Le 20 janvier 2012, l'association ECHO a voulu organiser une
commémoration de grande ampleur pour le XX ième anniversaire de
l'accident.
Colloque et conférence-débat sur la sécurité aérienne, cérémonie
œcuménique à la cathédrale de Strasbourg et recueillement sur le
site de l'accident à l'heure du crash.
De nombreux médias se sont fait l'écho de l'événement tout en
suggérant que c'était comme un trait final tiré sur la grande
déception des membres de l'association d'avoir "perdu", ainsi
que l'a résumé à sa manière Alvaro Rendon dans une interview à un
journal régional: "l'arrêt de la Cour d'Appel a été pour nous un
deuxième crash". Perdu pour avoir peut-être mis la barre trop
haut dans leurs souhaits de diverses natures et sûrement aussi
de s'être trompés dans leurs choix tactiques et leur système de
défense malgré leurs trois avocats et leur expert "maison". Dans l'esprit d'ECHO, pour le plus grand crash à s'être
passé en France, le traitement se devait d'être à la mesure du
drame. S'il l'a été médiatiquement, judiciairement et aéronautiquement, ça n'a pas été le cas. La loi, rien que la loi
d'un côté et Airbus "über alles" de l'autre, ECHO ne pouvait pas
lutter.(communiqué de ECHO)
C'était couru d'avance, pourtant, à des moments cruciaux de
cette terrible saga, d'amicales mains expérimentées se sont
tendues, mais refusées avec hauteur.
Alors qu'ont apporté ces vingt années de rebondissement, de
procédure et de vains espoirs?
Le responsable n'est toujours pas coupable dès que l'on gravit
l'échelle sociale. Le GPWS (ou l'E-GPWS aujourd'hui) est utilisé partout puisque seule la
compagnie Air Inter, aujourd'hui disparue, l'avait refusé. Les
organismes de secours se sont beaucoup réunis depuis leur fiasco
de cette nuit là, mais après? La
philosophie ergonomique et humaine selon Airbus n'a pas bougé
d'un pouce. Les enquêtes-accidents et judiciaires sont toujours
effectuées par les mêmes experts selon les mêmes habitudes et
dans la même opacité ( d'autres associations le vive toujours).
Et surtout les victimes et leurs associations sont toujours
autant tenues pour quantité négligeable après quand même les
pompeuses déclarations de circonstance initiales.
Pour Gérard Arnoux, pilote syndicaliste militant désabusé, "rien
n'a changé" non plus. Et Francis Guthleben, ancien journaliste, qui se découvre soudain
un sens critique contre Airbus: "l'accident était inéluctable,
ils ont fait l'impasse sur des questions de sécurité". Mais que
ne l'a-t-il dit lors des débats! Aujourd'hui, c'est inutile et
vain. Et les secours dont quelques membres émettent aujourd'hui
des réserves. Trop tard!
Enfin, disserter une courte matinée sur la sécurité aérienne
peut satisfaire l'égo de quelques uns mais ne peut avoir aucune
incidence sur les puissances et les intérêts en jeu. Tout n'est
toujours que rapport de force.
La journée de commémoration est à présent passée. Parlera-t-on
encore d'ECHO dans 20 ans autrement que lors des statistiques?
Peut-être. Mais les choses auraient pu en être autrement puisque
tout était déjà inscrit dans le crash de 1988
à Habsheim. |
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Les livres sur l'histoire
d'ECHO et les affres judiciaires vécus durant 20 années sont
ici
Dépêche AFP du 21.1.2012 |
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A la lueur des flambeaux, une centaine de personnes ont gravi
"La Bloss" et se sont recueillis sur les lieux de l'accident
photo
DNA |
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20 janvier 1992:
Un A320
d'AIR INTER assurant la liaison Lyon - Strasbourg
s'écrase lors de son approche au dessus des Vosges
faisant 89 morts et 9 blessés. Une polémique surgit
aussitôt sur la lenteur des secours qui ne
découvrent l'épave que près de 5 heures plus tard .
Les moyens des secouristes sont dérisoires et
retardent encore l'évacuation des blessés.
Survivant de l'horreur, Romain le tout jeune
rescapé
demande dans les yeux aux autorités : POURQUOI?
Pourquoi l'A320 est-il tombé ?
Pourquoi
avez-vous tant tardé pour venir à mon secours ?
Si l'enregistreur CVR (conversations dans le
cockpit) est récupéré intact, la bande du DFDR
(enregistreur de paramètres) est "en bouillie" selon
le juge d'instruction. Mais, par un coup de chance
extraordinaire, au milieu des débris de l'épave, un
gendarme découvre la fragile cassette du QAR...intacte.
Elle enregistre les mêmes paramètres que le DFDR à
l'intention des mécaniciens de la maintenance.
L'enquête va donc pouvoir commencer. Paul Quilès, le
ministre des transports prononce le lendemain de
l'accident la formule consacrée: "une enquête transparente, indépendante
et rapide", mais le 20 janvier 2005, 13 ans après le
drame, l'enquête n'est toujours pas close et les
familles des victimes sont écœurées par les
expertises successives qui se contredisent toutes.
D'abord une erreur des pilotes qui n'auraient pas
suffisamment dialogué et se seraient trompés de
bouton de descente, puis un dérèglement latéral des
instruments de bord, ( l'épave se trouve à 1,5 Km à
côté de son axe normal ) enfin un dérèglement en
distance qui aurait fait croire à l'équipage qu'il
se trouvait plus près de la piste, l'incitant à
commencer une descente rapide au dessus des Vosges
qu'il croyait avoir dépassé.
L'approche vers la piste de l'avion d'Air Inter
s'est effectuée avec les instruments VOR-DME. Un
système alors interdit d'utilisation pour les A320 de
Lufthansa, British Airway et Iberia entre autre pour
un manque de précision constaté. De
plus Air Inter avait renoncé à installer le GPWS, un
instrument d'alarme sonore lorsque l'avion se rapproche du
relief.
Le juge Guichard va mettre en examen 6 personnes au
fil des ans, 2 cadres d'Air Inter, 2 cadres
de la DGAC ainsi que le contrôleur aérien de service
le jour du crash. Quelques mois plus tard, le
directeur technique d'Airbus Industrie le sera à son
tour.
En 2002, le juge Guichard va abandonner le dossier
en quittant Colmar, alors que la seconde
contre-expertise ( par un 3 ième collège d'experts)
est toujours en cours. Son successeur, le juge André
Schmidt va finalement conclure. La fin de
l'instruction est prononcée en juin 2005 et le
procès est décidé quelques mois plus tard. Ce sera
en mai 2006 à Colmar, 14 ans et demi après
l'accident.
Les
suites juridiques
Le procès se tient du 2 mai au 27 juin 2006 durant
34 jours. Les six prévenus sont relaxés, mais Airbus
et Air France sont reconnus responsables.
Un second procès en Appel va se tenir,
toujours à Colmar, du 16 octobre au 28
novembre 2007. L'Arrêt tombe trois mois plus tard,
le 14 mars, relaxant toujours les six prévenus, mais
cette fois, aussi Airbus. Plusieurs indemnisations
sont annulées dont celle de 500 000 € de
l'association ECHO. La colère des familles est
tangible.
L'association et nombre de ses membres se pourvoient
alors en Cassation.
La Cour de cassation tiendra son audience le 8
septembre 2009.
Le 22
septembre 2009, la Cour de
cassation rejette la demande de réexamen de
l'association ECHO.
Le dossier
judiciaire est définitivement refermé.
Il
y a eu deux crashs d'A320 aux deux extrémités de l'Alsace .
Deux extrêmes aussi pour les enquêtes, la plus rapide et la
plus lente.
Pour
de plus amples précisions sur l'accident, les enquêtes et
les causes, voici quelques éléments à consulter
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L'A 320 F-GGED, accidenté au
Mt Ste Odile. Ici au roulage à l'aéroport de Bâle-Mulhouse
quelques semaines avant le crash. Il porte la première
décoration avec le logo promotionnel pour l'A 320.
Photo Moerlen |
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Le même F-GGED photographié
avant un atterrissage.
Photo VSD |
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La colline de "La Bloss" près du
Mont Ste Odile culmine à 826 m d'altitude et est situé à 1,5 km
à gauche de l'axe de la piste de Strasbourg qui se trouve à
moins de 20 km de là.
Photo VSD |
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Voici la carte officielle du
rapport administratif d'enquête. L'avion en provenance de Lyon
fait un premier passage (en bleu), puis sur l'ordre du contrôle,
exécute une boucle pour reprendre l'axe de la piste (en rouge)
qu'il ne rattrapera jamais. Au moment de l'impact, il est même
en virage à gauche de 18°, en éloignement. On peut noter que
lors de son premier passage en provenance de Lyon, il était
décalé de l'axe de 1NM environ alors qu'il était sensé survoler
le point ANDLO. |
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Il
est 19h20, quand l'avion percute la montagne. Sous le choc très
violent, il se désagrège au milieu des sapins.
Photo VDS
A
bord de l'Airbus, il y a 90 passagers et 6 membres d'équipage.
Photo Paris Match |
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Le silence retombe sur les lieux du
drame. Une brume d'hiver cerne la montagne enneigée et il fait
plusieurs degrés sous zéro.
Photo Paris-Match |
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L'alerte est
donnée dans les minutes suivantes et les secours s'ébranlent
tant bien que mal, lents et désemparés. Finalement, les
premières personnes à trouver l'épave et ...DES SURVIVANTS,
seront des journalistes vers 23h40, soit près de 4 h30 après le
crash.
Photos Paris Match |
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Photos VSD
L'improvisation est totale. Ce sont bien souvent des
bénévoles ou des
soldats du contingent, dans un grand dévouement, mais absolument pas formés pour ce genre
d'opération qui porteront 11 rescapés vers les véhicules
de secours. Les médecins, infirmiers, gendarmes, et autres
professionnels sont bloqués sur les routes ou retardés par des
consignes souvent contradictoires. Le matériel aussi est absent:
pas de brancard, pas de fiches médicales, pas de diagnostic ni
de soins d'urgence. 2 blessés vont décéder durant
leur évacuation. Dans les jours suivants, une polémique va se
faire jour concernant l'organisation et la rapidité des secours.
Mais l'instruction judiciaire estimera qu'il n'y a pas lieu
d'investiguer plus avant sur le sujet.
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Photo
Paris Match
Photo VSD
2 enfants font partie des survivants du crash.
Frigorifiés d'avoir attendus si longtemps l'arrivée des secours,
ils désespéraient de voir le fin de leur cauchemar. Toute leur
vie, ils garderont le souvenir de ces heures terribles d'attente
dans le froid et la neige.

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Photos VSD
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Dès
le lever du jour, les hommes des services de secours
découvrent un décor dantesque de corps et de débris
enchevêtrés et disséminés dans la forêt. Chacun va alors
courageusement s'acquitter de sa tâche: chercher et évacuer.
Les état d'âme sont pour plus tard. |
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La violence du
choc n'a laissé aucune chance de survie à la quasi-totalité des
passagers.
Photo L'Alsace
Photo Figaro Magazine |
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Photos VSD
 Le nettoyage du site du crash, indispensable, macabre et
traumatisant. |
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Les sièges sont encore fixés sur
des parties du planchers. Ils sont prévus
pour résister à plus de 9 G en décélération. Beaucoup ont
lâché à l'impact.
Photo Sygma |
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Le ministre des transports Paul
Quilles au centre de la photo avec à droite, plus petit,
Pierre-Henri Gourgeon, directeur de la DGAC, devenu depuis
numéro 2 à Air France auprès de Jean-Cyril Spinetta, lui-même
PDG d'Air Inter au moment du crash. Dans les milieux
aéronautiques, tout le monde se connaît.
Photo SIPA Press |
Voilà les boutons de commande incriminés par la
commission d'enquête. Le bouton poussoir noir sélectionne le mode de
descente HDG/V/S (taux de descente) ou TRK/FPA (angle de descente) . Le
bouton sélecteur cranté gris permet alors d'afficher un chiffre, par
exemple 3.3° en mode FPA qui devient 3300
ft/mn en V/S, bien plus important. L'affichage en centaines ne met pas de zéros
ni de virgule et donne 3.3 dans un cas et 33 dans l'autre. En plus de
l'affichage assez discret HDG-V/S ou
TRK-FPA, seul le point permet de différencier les
deux taux de descente. (Sur la photo, c'est une
V/S de -800 ft/mn qui est affiché, donc -08)
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Et voilà peut-être la réponse. A
gauche, ce que les deux pilotes ont vu et fait. A droite
ce qui aurait du se passer. Durant plus d'une minute, se sachant
au dessus des Vosges, ils n'ont pas réagi à la différence
évidente du mode de descente. La question que l'on ne peut
éviter: leur descente
rapide n'a-t-elle pas été volontaire ?
Dessin Air & Cosmos |
En Septembre 2005, le tribunal administratif de Strasbourg doit
juger de la plainte déposée 4 ans auparavant par l'association
des victimes (ECHO) contre l'état français pour lenteur
excessive. Affaire renvoyée pour manque d'information ose alors
proclamer le juge. Lire les détails ci dessous.
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Le Procès se tient à Colmar du 1er mai
au 27 juin 2006
14 ans et demi
après l'accident, le procès va s'ouvrir au grand soulagement des familles
des victimes et des rescapés de l'accident. Chacun espère que toutes
les questions seront posées et surtout que même les plus
délicates ou gênantes obtiendront des réponses. Il faudra bien
entendu que les parties civiles assistent jusqu'au bout à ce
procès prévu pour durer 2 mois, à raison de 5 après-midi
d'audience par semaine, de quoi émousser la
patience des plus battants. |
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La salle d'audience dans l'attente du verdict

Les réactions d'ECHO, assez favorables au
jugement dans un premier temps avant de faire Appel quelques
jours plus tard

La réaction de Bernard Ziegler, révolté
qu'on ait pu condamner son avion, le fruit de ses
conceptions |
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Le jugement du 7
novembre 2006 en format Pdf (1,06 Mo) peut être
consulté
ICI |
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Le 9 octobre
2006, le tribunal de grande instance de Strasbourg a débouté
l'association ECHO de sa plainte pour
durée excessive de la procédure judiciaire.
La première chambre civile du tribunal de Strasbourg a
estimé qu'il n'y avait eu aucun dysfonctionnement de la
justice en dépit de la durée de la procédure (14 ans) dans
la mesure où "à aucun moment" celle-ci n'était "restée en
souffrance". L'association Echo réclamait 1,5 million
d'euros à l'Etat, "à titre provisionnel" pour le préjudice
subi et arguait d'une "faute lourde" du service public de la
justice.
"C'est extrêmement décevant. On a l'impression que 14 ans de
procédure, c'est la faute à personne", a estimé l'avocat de
l'association, Maître Olivier Charles.
"Soit on a affaire à des incapables, soit la justice est
complètement manipulée", a ajouté Alvaro Rendon, le
président d'Echo, en rappelant que les causes probables de
l'accident étaient connues "il y a dix ans".
Il a indiqué qu'Echo ferait "certainement" appel.
La succession et la durée des expertises - 13 au total -
s'explique, selon les juges, par l'absence de cause certaine
de la catastrophe et par le caractère "tout à fait innovant,
sinon révolutionnaire" de l'Airbus A320 qui a compliqué la
tâche des experts.
L'association Echo s'estimait par ailleurs victime d'un
"déni de justice" en invoquant "l'insécurité juridique"
causée par les modifications législatives intervenues depuis
quatorze ans, dont la loi sur les délits non intentionnels
du 10 juillet 2000.
Le tribunal balaie cet argument en rappelant que la
responsabilité des réformes législatives ne saurait être
imputée à la Justice et en soulignant que l'information
judiciaire s'est bel et bien conclue par un procès pénal.
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Maître Olivier Charles et Alvaron Rendon,
président d'ECHO
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COMMUNIQUE DE PRESSE de l'association ECHO
ECHO est
consternée.
14 ans, une
succession de juges d’instruction, des expertises à n’en
plus finir, les déclarations de M. le Président Pierre
WAGNER à l’ouverture du procès correctionnel, celles de M.
Procureur Général Bernard LEGRAS sur France 3 Alsace ainsi
que celles de M. le Ministre de la Justice et Garde des
Sceaux Dominique PERBEN, qui ont reconnu la durée excessive
de la procédure, restent lettre morte et apparaissent nulles
et non avenues pour le Tribunal de Strasbourg.
Cependant, dans
les attendus du jugement, on lit :
-
« …que l’AIRBUS A320 présentait à l’époque un
caractère tout à fait innovant, sinon révolutionnaire, et
qu’il n’avait ainsi pas encore atteint sa maturité… »
-
« Les problèmes, voire les faiblesses de cet
appareil n’étaient pas encore bien connus et identifiés par
le constructeur lui-même… »
Ceci signifie
qu’AIRBUS a pris le risque de mettre en vente un appareil
sans s’être rendu compte de ses imperfections ou,
s’il y a imperfection, de n’avoir rien fait en temps
opportun pour les identifier et y pallier.
Il s’y ajoute que
la DGAC, à savoir le Ministère des Transports, a donné son
feu vert pour la certification de cet appareil et qu’AIR
INTER a acquis cet appareil sans esprit critique et de
surcroît en refusant l’installation du GPWS (avertisseur de
proximité du sol).
Ces attendus sont
bien les rares avec lesquels ECHO est d’accord.
L’association
attend que le Tribunal correctionnel de Colmar, dans son
jugement à rendre le
7 novembre 2006 ait la même opinion en prononçant des
condamnations autres que symboliques.
S’il en était
autrement, ECHO et plus généralement les Français ne
pourraient que désespérer de la justice.
Strasbourg, le 9 octobre 2006 |
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Un second procès, en
Appel, va se tenir, toujours à Colmar du 16 octobre 2007
au 28 novembre 2007. ECHO est débouté et Airbus, l'A320
et Bernard Ziegler innocentés.
Un pourvoi en cassation
déposé le 8 septembre 2009 par l'association ECHO.
L'arrêt tombe le 22 septembre 2009, ECHO est débouté.
Ainsi se termine le volet judiciaire de cette affaire
qui aura trainé durant 17 ans. |
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Le 23 février 2011
La
Cour de cassation rejette un pourvoi formé par ECHO
pour la lenteur de l'instruction. En janvier 2010,
ECHO avait décidé de se pourvoir en cassation dans
le volet annexe, afin de faire condamner l'Etat pour
longueur excessive de la procédure. La juridiction a
validé une décision de la cour d'appel de Colmar du
18 septembre 2009. |
Le
16
juillet 2011
COMMUNIQUE DE
PRESSE DE L’ASSOCIATION ECHO
L’association ECHO (constituée suite
à l’accident aérien du
20.01.1992) s’est battue pendant 19
ans pour que les causes de ce crash
soient établies et que les
responsables soient dénoncés et
punis.
Au cours de ces longues années
d’instruction puis d’actions
judiciaires successives et, bien que
les causes de l’accident aient été
établies et des fautes et/ou erreurs
clairement démontrées, la justice de
notre pays a estimé qu’il n’y avait
pas de coupable. Et de procédure en
procédure, ECHO a épuisé tous les
recours du droit français qui ne
rendra pas justice aux 96 victimes
de ce drame.
La plupart des protagonistes
incriminés dans cette affaire,
étaient aussi en place lors des
accidents d’Habsheim, du Fokker 27
de Melun, de Quiberon, de l’A330 de
Toulouse, de l’A320 de Varsovie, du
Concorde, de Flash Airlines, de
l’A340 de Toronto, du MD 80 du
Venezuela, de l’A340 de Rio etc. Ils
ont été maintenus à leurs postes
voire promus à de plus hautes
responsabilités.
Dans le même temps ECHO (qui s’est
battue avec son seul courage et des
moyens infinitésimaux procurés par
les seules cotisations de ses
membres) devait affronter les
tentatives de discrédit et de
dénigrement des parties adverses et
était régulièrement déboutée.
L’Etat, par l’implication de ses
fonctionnaires, ses pressions sur
l’exclusion des secours, sa lenteur
en partie volontaire et ses
pressions sur l’appareil judiciaire,
ne sort pas grandi de cette
douloureuse affaire.
Dès lors ECHO (à l’instigation de
nombre de ses membres) s’estimait
fondée à porter son dossier devant
la Cour Européenne des Droits de
l’Homme pour qu’enfin un regard
impartial s’y attarde et rende un
verdict équitable.
Malheureusement les membres d’ECHO
n’ont plus les forces
psychologiques, physiques et
financières d’affronter cette
nouvelle procédure des années durant
tant il est vraisemblable qu’une
décision de la Cour, même favorable,
n’aurait aucun impact sur notre
affaire, pas plus que pour les
autres associations encore dans
l’action.
La France n’est-elle pas
régulièrement condamnée par la Cour
Européenne, sans pour autant en
tenir compte ?
A
la veille du
20
janvier 2012, les familles de
victimes veulent renforcer encore ce
lien indicible qui les lie par leurs
proches disparus et se concentrer
sur cette 20ème
commémoration qu’elles veulent aussi
digne que leur long combat et
qu’elles aimeraient partager avec
tous ceux qui les ont aidées et
soutenues durant ces 20 ans.
Les Membres de Bureau : Alvaro,
Dominique et Alexandre
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Deux livres ont été écrit sur
l'histoire de l'association ECHO et les deux procès de 2006 et 2007 à
Colmar. Voir ICI

A commander
a320@crashdehabsheim.net
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