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24 août 2010
Où l’on reparle des
balises ELT (Emergency Locator Transmitter).
Les balises ELT sont des
balises de détresse montées sur tous les avions, petits ou
gros, qui se déclenchent en cas de choc violent.
Obligatoires depuis le 1/1/2009 sur tous les aéronefs, elles
sont aussi installées dans les canots de survie en cas de
survol maritime en version portable (PLB), portative ou
individuelle à déclenchement manuel par les PNC et les
passagers survivants d’un crash. Une gamme qui permet dans
quasiment tous les cas de figure de signaler sa position de
détresse après un crash.
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Différentes
variantes de balises ELT et PLB, obligatoires
sur tout aéronef depuis le 1er janvier 2009. |
Théoriquement, l’A330 du vol
AF447 avait 9 balises de ces différentes catégories à son
bord (1 ELT à déclenchement automatique et 8 PLB à
déclenchement manuel). Etaient-elles toutes positionnées sur
« OFF » par crainte d'émission intempestive comme celle que l’on a retrouvée flottant parmi les
débris récupérés ?
Il est vrai qu’en dehors des
océans et des zones désertiques, ce type de balise n’a
théoriquement guère d’utilité, mais souvenons-nous du crash
du Mt Ste Odile à 15 km de Strasbourg, en zone hautement
urbanisée et où les secours ont mis près de cinq heures pour
retrouver l’épave parce que l’unique balise de détresse
s’était brisée lors du crash et n’a pas émis de signal de
détresse.(Une balise de l'ancienne génération)
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La balise de
détresse de l'A320 d'Air Inter crashé au Mont
Ste Odile retrouvée dans la neige. |
Le BEA avait d’ailleurs
relevé : « Cette balise
de détresse de type Jolliett JE2 était positionnée sur la
cloison arrière du poste de pilotage à la partie supérieure
du vestiaire. »,
tout à l’avant donc, ce qui n’était pas le meilleur
endroit pour résister à un crash. Passé ce constat, le BEA
n’avait émis aucune recommandation de nature à monter
obligatoirement la balise à l’arrière de l’avion, là où les
probabilités de survie sont meilleures.
Aujourd’hui, ce sont
principalement les satellites « SARSAT-COSPAS »
opérationnels H24 qui réceptionnent les signaux de ces
balises de détresse du monde entier sur une fréquence unique
de 406 Mhz, mais tous les moyens de réception terrestres ou
aériens sont également utilisés. En cas de décélération
brutale ou de contact avec l’eau, un signal indiquant l’immatriculation de l’avion et sa
position GPS est émis depuis la balise.
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Balise portable à
l'usage des équipages ou même des passagers.
Elle doit être mise sur ON pour émettre. |
Or, aucun signal n’a été émis
ni reçu pour l’AF447 et personne ne s’en étonne. Les
recherches des cinq premiers jours ont été empiriques
jusqu’à ce que les courants marins éloignent les débris de
la zone de l’accident, empêchant toute localisation précise.
Si l’avion est arrivé entier dans l’eau ainsi que l’affirme
le BEA, les balises aussi et la descente brutale aurait du
déclencher une émission, même brève.
Une question de plus pour le
crash de l’AF447 !
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